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mercredi 26 décembre 2012

Physiologie et croissance du biotype humain

COMMUNICATION XIV 


PHYSIOLOGIE ET CROISSANCE
 

DU BIOTYPE HUMAIN



SOMMAIRE de la Communication XIV 

1 - Le SOMA (Physiologie)
A - Organigramme des relations physiologiques       B - Les fonctions de relation
1)- L'équipement relationnel
a/- L'équipement sensoriel 
b/- Les systèmes nerveux racinaires et la circulation des énergies
c/- L'équipement moteur
2)- Le système endocrinien
C - Les fonctions de nutrition       D - La surface cutanée
1)- Le plasmoderme       2)- Les somatotypes

2 - La croissance
A - La croissance       B - Les cycles de croissance
C - La sénescence entropique

3 - Les rythmes biologiques
A - Les périodicités chronospatiales       B - Leurs influences
Conclusion : Synthèse et ouverture 

4 - L'être humain
A - Fondements de la spécificité bio-psycho-sociologique (innée et acquise)
B - L'Homme-culturel : De la jungle au jardin
C - De l'animal à l'animan L'Homme-poète et l'Homme-artiste 

Postface

LIENS pour aller plus loin 
                                                                                                                                          


XIV - 1 - LE SOMA (PHYSIOLOGIE)

XIV - 1 - A - L'organigramme

Toutes les cellules d'un organisme, toutes les fonctions métaboliques, tous les systèmes travaillent en synergie, coordonnant leurs voies en fonction de l'apport énergétique du milieu. Tous les systèmes, tous les organes accomplissant chacun une fonction déterminée, se régissent mutuellement. L'ensemble qu'ils forment est tout un univers d'où l'arbitraire est exclu. Tout travaille sans incertitude dans cette confédération d'éléments aux intelligences exactement adaptées à leurs fonctions spécifiques au sein de la communauté. Et tous les travaux convergent vers un but unique. Car tous les éléments ont la conscience de ce but.

Nous schématiserons les fonctions de relation et de nutrition gouvernant tous les mécanismes physiologiques par l'organigramme suivant qui explicite les chaînes d'harmonie, la haute coordination de l'ensemble. Les 3 organes principaux uniques et doubles, l'ensemble cervical, l'ensemble cardio-pulmonaire et l'ensemble génital, s'équilibrent et se coordonnent : Ils forment l'axe de la balance somatique. (Figure 195) 

Remarquons :
1/- Les trois uniques doubles : le 1, le 6 et le 9.
2/- Les fonctions dans l'ensemble sont reliées par 22 canaux relationnels.
3/- Le sens du courant supra-luminal est défini par le passage à travers les fonctions successivement de 1 à 10. Ce flux prend une allure spirale.
(Les figures mentionnées dans le texte n'apparaîtront, pour des raisons techniques, que dans les versions en PDF téléchargeables. Veuillez vous y référer.)

XIV - 1 - B - Les fonctions de relation ou les fonctions d'adaptation
Elles regroupent tous les organes d'échange. 

1)- L'équipement relationnel regroupe : 
 a)- l'équipement sensoriel (cutané, organes extéro-réceptifs ou extéroceptifs) qui informe des variations du milieu extérieur;
b)- les systèmes nerveux qui coordonnent les ressources de l'ensemble en vue de la réponse la plus adaptée;
et c)- l'équipement moteur, neuro-musculaire et endocrine (les organes hormonogènes.) 

A)- L'équipement sensoriel (les organes extéroceptifs).
 Il informe des variations du milieu ambiant. Il regroupe les éléments récepteurs à contact ou à distance. Tous les organes des sens, tous rigoureusement spécialisés, assurent la meilleure réceptivité possible des différences de potentiel vibrationnel alterné et la transformation adaptée des informations recueillies. Leurs sites sont spécifiques dans la topographie générale de l'ensemble somatique.

1/- Les récepteurs à contact ou les organes des sens limités à l'espace immédiat sont les organes de la sensibilité tactile (cutanée), du goût et de l'olfaction. 
 a/- La sensibilité tactile épidermique s'exprime par l'appréciation des formes, du volume, du poids, de la chaleur, suivant la pression exercée sur la peau. A des excitations différentes, des sensations différentes. Les points de tact, les récepteurs cutanés, sont de densité variable. La sensibilité tactile la plus grande est localisée dans les zones sexuelles, érotiques et de projection. Les récepteurs thermiques du froid sont en surface. Ceux du chaud sont en profondeur du derme. 
 b/- la sensibilité gustative : Les récepteurs de la sensibilité gustative sont des bourgeons, les papilles gustatives, situés à la surface de la langue, sur des aires bien précises. Ces aires distinctes sont sensibles à quatre saveurs fondamentales, le sucré, l'acide, l'amer et le salé. L'aire sensible à l'amer couvre la zone se trouvant à la base de la langue; celle qui est sensible au sucré, au bout; et celles qui sont sensibles au salé et à l'acide, sur les bords... Le goût résulte du dosage de ces quatre saveurs élémentaires et de leur reconnaissance par les zones corticales. Ce sont des protéines spécifiques présentes dans les papilles gustatives qui transmettent l'information. 
 c/ La sensibilité olfactive : L'olfaction résulte du contact des molécules véhiculées par l'atmosphère avec la muqueuse olfactive située en haut des fosses nasales dans la partie supérieure de la muqueuse pituitaire. Par conséquent, un élément doit être à l'état gazeux pour être odorant. Les molécules se dissolvent dans le mucus qui recouvre la muqueuse pituitaire et agissent sur elles. Les sensations sont qualitatives et varient en intensité suivant la perception. Les réponses varient en fonction de l'état hormonal de l'individu. Le mécanisme de discrimination des odeurs réside dans le spectre de réponses personnalisé des cellules réceptrices tapissant la muqueuse olfactive. Ce spectre de réponses est gouverné par des récepteurs macromoléculaires membranaires aux propriétés distinctes, qui reconnaissent, chacun, les paramètres pertinents de la molécule odorante - dont chacune par conséquent possède une propriété stimulante particulière.

2/- Les télérécepteurs à distance limités à l'espace ambiant, sont les organes de la vision et de l'audition. 
 a/- La sensibilité auditive est exercée à la perception des fréquences entre 20 et 30000 Hz. La perception varie en fonction de l'audiogramme. Une forte acuité auditive s'étend de 200 à 5000 Hz. Le franchissement des seuils provoque des douleurs aux Hautes Fréquences et un vertige aux Basses Fréquences. Les oreilles, lorsqu'elles entrent en résonance avec une oscillation acoustique, la transforment, la codent, avant de la transmettre codée au centre cérébral auditif. L'oreille musicale perçoit vivement les harmoniques les plus infimes. Les oreilles des plus jeunes aujourd'hui n'ont plus la même acuité. Leur audition ne parvient plus à distinguer les nuances entre les timbres, notamment en raison de la compression numérique qui ne restitue pas les sons avec fidélité. 
 b/- La sensibilité visuelle est la plus importante puisque 40% de l'information traitée par le cerveau est transmise par la vue. Les yeux réceptionnent les vibrations comprises entre 0,4 et 0,8 µÅ (infra). 

3/- Le sens proprioceptif ou haptique. Il définit la position du sujet et des éléments qui l'entourent. 

4/- La gnosie ou la faculté de reconnaissance. Elle est reliée aux voies sensorielles. Tout sens est intensificateur. En cas d'une déperdition sensorielle, la sensibilité des autres voies sensorielles sur toute la surface du corps, augmente en fonction du degré de la déperdition. De même, en cas d'une intensification sensorielle, la sensibilité des autres voies sensorielles diminue, en fonction du degré d'intensité. On ne peut être tout ouïe et tout regard en même temps. Une intensification globale et simultanée des sens requiert une vigilance soutenue. L'état d'alerte maximale des sens est obtenue lors d'expériences particulières, ou en cas de danger... L'agnosie se manifeste par des troubles cognitifs. Le défit de la capacité de reconnaissance peut être visuelle ou auditive, tactiles ou spatiales... 

5/- Le processus informationnel par les moyens de perception sensoriels (l'œil) est relativement lent : 10 mètres par seconde. Il suit les étapes suivantes : 
 a/- La perception d'un champ qui impressionne et excite les cellules sensorielles de la rétine. 
 b/- L'influx, dirigé selon les voies optiques, parvient à l'aire de projection visuelle (à la partie postérieure du cerveau) qui fournit les sensations visuelles correspondante. C'est l'étape de la reconnaissance. 
 c/- Le traitement par les zones corticales fait intervenir les effets de mémoire, les facultés d'analyse et de décision réactive. 
 d/- La décision et les voies de conduction motrice sont choisies dans l'aire psychomotrice, partie médiane du cerveau. La réponse passe à travers les neurones moteurs dans la moelle épinière. Les nerfs rachidiens les dirigent vers les muscles.
 e/- La réaction coordonnée des muscles s'opère par contraction ou relâchement. 
 f/- L'effet de rétroaction (feed-back) est assuré à toutes les étapes. 

B)- Les systèmes nerveux racinaires et la circulation des énergies.
 Les énergies supra-luminales et infra-luminales qui alimentent l'organisme en énergie motrice sont distribuées et contrôlées par deux systèmes qui coordonnent les ressources de l'ensemble organismique en vue de la meilleure réponse adaptative à donner à tout stimulus bioénergétique endogène ou exogène. Ces systèmes sont

- Le Système Nerveux Autonome ou grand Sympathique qui assure les fonctions autorégulatrices, auto-motrices, en organisant les réponses psycho-motrices. Il est accordé aux hautes fréquences vibrationnelles supra-luminales.

- Et le système nerveux central cérébro-spinal qui assure les fonctions de propagation en organisant les réponses somatiques, physiologiques. Il est accordé aux fréquences électromagnétiques infra-luminales.

Double intelligence centralisatrice exerçant un contrôle parfait sur chaque unité cellulaire, sur chaque organe et sur l'ensemble des fonctions. Les deux systèmes sont reliés entre eux par des transformateurs (modulateurs-démodulateurs) ganglionnaires, et à chaque partie du corps par les plexus, centres de connections. Ils ne sont jamais en rivalité. Au contraire, ils composent ensemble une unité cohérente dont le résultat s'exprime par l'individualité bioénergétique. 

1/- La conduction nerveuse. Tout est polarisé. Les cellules, la circulation cellulaire... Et tout tend, dans toutes les activités de propagation d'un influx, à restaurer la polarité initiale. Il y a, dans le corps, dix mille milliards de neurones, de cellules nerveuses. Chacun de ses neurones est en communication directe avec 70.000 de ses semblables. Ils recueillent, conduisent et transmettent les excitations. Ils ne se reproduisent pas.

Une cellule nerveuse est composée d'un noyau et d'un cytoplasme (neurofibrilles) dont les prolongements membranaires, l'axone et les dendrites, (du grec dendron, arborescence) constituent la fibre nerveuse, protégée par une gaine isolante et une réserve nutritive, la myéline. Les neurones, comme toute cellule, sont bipolaires.

Les connexions entre les chaînes neuroniques se forment au niveau des synapses, irradiation neurale en forme d'arbre qui va à la rencontre de l'axone d'un neurone successif. La jonction synaptique entre neurones contiguës organise les neuropulsions, le passage d'un influx énergétique. Le nombre des articulations synaptiques augmente en fonction de la neurotension, du potentiel des variations énergétiques. Les fibres nerveuses s'associent en faisceaux.

La conduction nerveuse est gouvernée par le phénomène de changement de polarité au niveau de l'axone. La dépolarisation par un stimulus quelconque et à partir du point de la stimulation modifie la perméabilité aux ions; elle est source du potentiel d'action et de l'influx nerveux, par le transfert de charges ainsi réalisé afin de retrouver un équilibre compromis par le stimulus et de neutraliser les charges. Par la brèche ouverte, la migration d'ions, le potentiel d'action ionique, le long des fibres myéliniques, de proche en proche en une voie spiralée. Par ce processus translationnel, la brèche est vite comblée au détriment de la formation d'autres brèches voisines, comme sur les schémas suivants. (Figures 196 et 197)

La circulation du torrent de l'influx et sa vitesse de propagation dépend de la température et de la dimension des fibres. La vitesse varie de 1 à 120 m/s. Le franchissement des synapses se fait dans un sens unique.

Ainsi, le potentiel d'action et la vitesse de conduction d'un nerf (la neuropulsion et la neurotension) résultent-ils de l'excitation, par un déclencheur, de la sommation des potentiels d'action de chacune des fibres, et des différents médiateurs chimiques qui interviennent dans les échanges en tant qu'excitants ou inhibants. C'est ce processus de conduction nerveuse qui coordonne l'augmentation du rythme et du débit cardiaque avec l'irrigation accrue des territoires musculaires innervés. Réciproquement, tout muscle exerce sur le motoneurone qui l'innerve une influence spécifique... (Figure 198) 

2/- Le système nerveux central cérébro-spinal. L'encéphale, la moelle épinière et les nerfs qui s'y rattachent, constituent l'ensemble du système nerveux central, accordé aux fréquences vibrationnelles les plus basses. Le sommeil, la fatigue, la maladie l'endorment, les accidents le dérèglent... L'encéphale et la moelle épinière sont protégés par des parois : La boîte crânienne, le canal rachidien et les méninges. Les méninges disposent sur trois couches entre les parois et l'encéphale et la moelle, un espace rempli de liquide céphalo-rachidien qui assure la suspension hydrostatique des centres (empêchant toute compression qui provoquerait une commotion cérébrale).

a/- L'encéphale regroupe

1/- le tronc cérébral avec un bulbe centralisateur des centres commandant la vie végétative (la respiration, la circulation, la régulation de la température...) et des pédoncules cérébraux où s'enracine le faisceau descendant rubrospinal.

2/- le cervelet dont les lobes régulent la motricité; et

3/- le cerveau qui pèse en moyenne 1450g chez l'homme et 1300g chez la femme et qui regroupe

a/- le thalamus, centre de triage et de filtrage. Toutes les voies nerveuses y passent. L'hypothalamus est le centre thermorégulateur;

b/- les corps striés qui régularisent l'activité motrice des hémisphères cérébraux;

et c/- le cortex, la couche externe des hémisphères cérébraux, centre de contrôle. Le cerveau compte 102 à 103 neurones interconnectés par 1014 à 1015 synapses. La croissance du cerveau, sa taille, le nombre de ses cellules, ses circonvolutions, sont gouvernés par les glandes hypophysaire, surrénales, thyroïdes et le thymus. 

b/-La moelle épinière ou le névraxe est l'axe principal du système nerveux central. Il est le centre des réflexes transmis. Il émet 31 paires de nerfs rachidiens étagés, à partir des racines que forment les ganglions. Ces voies nerveuses nées dans les centres encéphaliques transmettent les informations somato-motrices par faisceaux dans les deux sens. Elles sont mixtes. Elles conduisent vers l'encéphale les influx sensitifs issus des organes récepteurs périphériques; et vers les muscles les influx moteurs venus de l'encéphale. 

c/- Les fonctions cognitives du cerveau : Les PRAXIES motrices ou la coordination des schèmes moteurs de façon à les adapter à une fin déterminée.

Le cerveau est l'ordinateur dépositaire des souvenirs enregistrés et coordinateur central, ordonnateur, qui perfectionne les praxies par l'apprentissage et l'exercice. Le cerveau assure la réception, par les différentes voies sensorielles, de toutes les informations, en assure la synthèse, la réduction, la traduction (le décodage) et enfin la coordination centrale de toute activité neuromotrice de réponse, en fonction des afférences sensorielles. Il transmet les impulsions réactionnelles aux nerfs moteurs, stimule les muscles contrôlables volontairement. Ses fonctions se limitent au champ somatique physiologique et à sa protection.

Contenant les programmes-codes d'action et de réaction déterminés par les circuits génétiques, il les déclenche en fonction de stimuli précis. Il filtre, analyse, intègre les afférences sensorielles (dont la température ambiante) et construit une image du monde extérieur adaptée à la spécificité de l'espèce et aux performances individuelles. L'individu comprend, c'est-à-dire intègre les données et les classe pour mieux les retrouver. Le cerveau enregistre les événements significatifs acquis, les classe selon leurs analogies ou leurs relations de coïncidence ou de succession, les confronte aux événements passés (images passées), en tire des conclusions, enrichissant le patrimoine inné de nouveaux acquis... Le cerveau décrit la réalité, confrontant la logique et son expérience propre. Il a conscience de son intérêt pour mieux adapter ses réponses.

Il ramène toujours les événements significatifs à la conscience de son intérêt, (amour biologique de soi), en recherche et stimule de nouvelles relations et en découvre de nouvelles conclusions : il prévoit. C'est le phénomène de l'expérience imaginaire (de l'imagination), fonction projective, prospective, du cerveau et source d'émotion pulsionnelle ou volontaire : le désir. Le cerveau est ainsi un instrument d'anticipation active logique qui s'enrichit sans cesse des résultats de ses propres expériences. Le langage et l'écriture sont l'expression parfaite des praxies c'est-à-dire de la reconnaissance des relations liant tous les phénomènes de la naturéalité dans laquelle il baigne.

Les apraxies sont les perturbations dans les facultés motrices telles que l'agraphie, l'aphasie d'expression (motrice) et l'aphasie sensorielle (de compréhension), l'anarthrie (incapacité de prononcer les mots)… 

3/- Le Système Nerveux Végétatif Sympathique Autonome. Il est dit autonome parce qu'il échappe à la volonté du sujet. Il agit sur les organes échappant au contrôle conscient. C'est lui qui transmet à chaque partie du corps l'énergie qui lui est nécessaire. Il réalise les interconnexions entre les différents systèmes fonctionnels de l'organisme en leur fournissant les énergies nécessaires. C'est lui l'organisateur de la défense immunogène. Il ne s'endort jamais. Il est accordé aux très hautes fréquences et aux fréquences supra-luminales. Il est composé :

a/- du système orthosympathique dont les ganglions, relais pour les influx, se situent dans la région dorso-lombaire de la moelle épinière;

b/- du système parasympathique dont les ganglions se situent au niveau du tronc cérébral et de la portion dite sacrée de la moelle ; et enfin

c/- des centres neuro-végétatifs supérieurs, dans la moelle. Celle-ci relie les systèmes, les intègre, les domine et coordonne leur activité. Les centres neuro-végétatifs assurent la régulation thermique, le déroulement du sommeil et l'accomplissement des fonctions sexuelles. 

a/- La circulation des énergies 

1/- L'activité rythmique des organes (organotropismes). A partir de la troisième mitose de l'œuf, les cellules s'organisent progressivement en groupements spiralés suivant la nature et la fonction des tissus. Pour les uns, elles s'agencent en mouvement lévogyre, pour les autres, en mouvement dextrogyre. Pour d'autres encore, elles s'agencent alternativement en mouvement lévogyre puis dextrogyre. Le nombre de cellules, leur agencement, la structure générale du tissu organique qu'elles forment, portent donc, à part une onde de forme précise, une activité bioénergétique déterminée, soit centripète (si lévogyre) soit centrifuge (si dextrogyre).

Lorsqu'un animal femelle se trouve en période de repos sexuel, son oviducte ne présente qu'une activité électrique réduite. Cette activité augmente considérablement lors de l'œstrus, au moment de l'ovulation. On observe alors des trains d'impulsions électriques positives, suivies de groupes d'impulsions négatives. Celles-ci deviennent dominantes lors de la descente de l'ovule. L'activité électrique de l'oviducte décroît et le cycle recommence.

Chaque organe possède une activité bioélectrique, témoignage d'une activité d'ensemble bioénergétique. La répartition différentielle des charges et les variations de potentiel sont liées au métabolisme et aux fonctions physiologiques. Par exemple, l'estomac, les intestins grêle et gros, la vessie, la vésicule biliaire, les triples réchauffeurs (réglant les fonctions respiratoire, digestive et génito-urinaire) produisent une activité bioénergétique centripète due à la disposition lévogyre des cellules qui les composent. Par contre, le cœur, les poumons, la rate, le pancréas, le foie et le système circulatoire produisent une activité bioénergétique centrifuge due à la disposition dextrogyre des cellules qui les composent.

Le collagène, ciment intercellulaire, tissu de soutien et armature des organes, s'oriente selon les courants énergétiques fonctionnels. Les protéines de collagène s'agencent, soit en une configuration parallèle pour former un tissu rigide, indéformable, soit en plusieurs couches dont l'axe est alternativement décalé de 90° pour former une peau souple, moulante, soit en une disposition spiralée, en spirales de sens opposés pour former les vaisseaux sanguins, les canaux excréteurs, etc. caractérisés par leur adaptation à toute extensibilité comme dans l'utérus au terme de la gestation...

Les trains d'onde générés ou reçus par chaque organe dessinent une courbe sinusoïdale (Cf V-1 à 7). Tous les organes forment des couples fonctionnels, chaque organe ayant un correspondant fonctionnel strictement complémentaire. L'un s'alimentant de l'énergie de l'extérieur, l'autre la distribuant. Les trains d'onde générés ou reçus par les séries d'organes complémentaires dans leurs fonctions, se rencontrent et cheminent ensemble suivant des fuseaux, des circuits déterminés dans l'organisme. Ils se rencontrent en des points déterminés. D'où la rythmicité générale régulière. 

2/- La circulation bipolaire. L'œuf, au départ, est bipolaire. Ses deux pôles s'orientent, l'un vers le haut, c'est le pôle végétatif, et l'autre vers le bas, c'est le pôle animal riche en ribosomes. Ces deux pôles, déployant une symétrie axiale Nord/Sud (une autre étant bilatérale), déterminent la direction et l'orientation des énergies dans l'organisme par le moyen des systèmes nerveux sympathiques. Il s'agit, bien sûr, d'énergies de très hautes fréquences, supra-luminales. Le circuit général est, schématiquement, le suivant pour le mâle. Pour la femelle, le mouvement s'inverse, d'où la rigoureuse complémentarité des sexes. Le double mouvement est descendant positif et ascendant négatif. Le circuit est fermé, comme la circulation sanguine. Le périple recommence sans cesse. Il va du cerveau vers les jambes et remonte des jambes vers les bras. Le tronc sert au triage et à la distribution des énergies. (Figures 199 et 200, circuit mâle et circuit femelle)

La réception des énergies supra-luminales se fait invariablement dans le sens axial Nord/Sud, soit dans le sens céphalo-caudal pour l'embryon, et céphalo-génital pour l'adulte. (Revoir l'effet Tunnel, au IV-13) 

3/- Les points de croisement. Les trains d'onde se rencontrent en des points déterminés, invariables pour une espèce donnée. Ces rencontres ponctuelles, en des plexus interférentiels, définissent une rythmicité régulière. Toute irrégularité dans le mouvement général implique une fonction dé-rythmée, une hypertonie (congestion) ou une hypotonie (atonie, mollesse) d'un organe déterminé, et affecte le trajet physiologique des énergies. L'irrégularité s'exprime par le non-chevauchement en certains points particuliers des circuits, des trains d'onde générés par les organes. En d'autres termes, les divers mouvements oscillatoires ne se recoupent plus aux mêmes endroits. (Cf V-7-D) (Figure 201) Il suffit de connaître l'emplacement exact de ces points de rencontre des oscillations, et d'exercer sur un de ces points une pression avec un outil déterminé, pour rétablir la régularité rythmique de tout le circuit et normaliser ainsi le flux. (Certains points touchés d'une manière précise à un moment précis sont paralysants et mortels par inversion des influx. D'autres peuvent ramener à la conscience... Les pratiquants haut gradés des arts martiaux traditionnels les connaissent.)

En d'autres termes, tout trouble intervenant dans le comportement rythmique, dans la circulation des fréquences vibrationnelles des organes, modifie les capacités de défense des cellules. Les germes microbiens sont toujours d'attaque, ils n'attendent qu'une faiblesse, qu'une faille dans l'organisme, pour pulluler. Lorsque l'organisme est déréglé, dé-rythmé, il s'affaiblit et les germes microbiens se multiplient et évoluent sur le terrain le plus propice. Un trouble organique ou fonctionnel se déclare. C'est une « maladie » qui se déclare. Et il suffira de connaître le centre-clé défaillant, les points de rencontre des trains d'onde, pour réguler la rythmicité des fuseaux et obtenir progressivement ou soudainement la régulation des pulses bioénergétiques de l'organe déficient.

Il n'y a aucune base neurologique ou physiologique à ces éléments énergétiques qui sont pourtant vérifiables par leurs effets sur la surface cutanée. En attendant l'invention d'outils d'investigation adéquats... 

b/- Le système ganglionnaire. Les ganglions sont des centrales de réception, de transformation (de modulation et de démodulation) et de distribution des énergies. Le système ganglionnaire est composé de deux chaînes de ganglions passant des deux côtés de la colonne vertébrale et assurant des fonctions complémentaires (et non antagonistes). A gauche, la chaîne réservée aux basses fréquences. A droite, la chaîne réservée aux hautes fréquences. Leur balancement assure la régulation fonctionnelle de l'ensemble organismique. A l'extrémité de chaque ramification ganglionnaire, se situe un plexus relié à un organe déterminé. (Cf le tableau - Figure 202) 

c/- Les plexus centraux. Ce sont des centres de rencontre réunissant une multitude de connexions se rattachant exclusivement au système sympathique. Ils forment des tourbillons d'énergies qui diffusent à travers le corps selon des voies centripètes et centrifuges. Plexus vient du latin plectere, tresser, entrelacer. Il y a sept plexus principaux:

1/- le plexus pelvien sacral et coccygien, situé dans le périnée, à la base de la colonne vertébrale, et intéressant la reproduction, les fonctions génitales ;

2/- le plexus hypogastrique ou splénique, situé au centre du sacrum, au-dessus de la rate et des glandes surrénales, intéressant les systèmes de soutien ;

3/- le plexus épigastrique ombilical situé au nombril, au-dessus du plexus solaire cœliaque (nœud de rencontre des nerfs du système central), intéressant la nutrition ;

4/- le plexus cardiaque, au-dessus du cœur, intéressant le système vasculaire ;

5/- le plexus cervical, à la hauteur des glandes thyroïdes, au devant de la gorge, intéressant le système respiratoire. ;

6/- le plexus frontal, entre les sourcils, à la hauteur de la glande hypophysaire, intéressant le système nerveux central, ;

7/- le plexus coronal, dans la région corticale du cerveau (l'épiphyse), intéressant le système nerveux autonome. 

c)- L'équipement moteur. Les messages perçus sur les aires réceptives sont acheminés, suivant des circuits neuroniques précis, vers les centres d'analyse, de décodage et de décision, au niveau du cerveau préfrontal. Ces centres vont assurer la prise de conscience ( la reconnaissance des relations), l'intégration (la mémorisation) et la volonté ( le désir tropique). La décision est la transmission des instructions les plus adaptatives sous la forme d'un influx qui se propage le long du tronc cérébral de la moelle épinière. La moelle va l'aiguiller vers les aires motrices appropriées dont il va activer les effecteurs (glandes, muscles) en vue de trois sortes d'action: - la locomotion; - la manipulation; et - l'expression.

1/- les hémisphères cérébraux. Les aires corticales somato-sensitives (de réception sensorielle) et les aires cortico-motrices ou somato-motrices réactionnelles, aires d'incitation motrice, se situent les unes en face des autres et forment les hémisphères cérébraux. Les localisations motrices sont situées en face des zones sensitives correspondantes. Elles exécutent les programmes moteurs complexes initiés par les aires psychomotrices de coordination (la praxie). Les fonctions de la corticalité cérébrale sont des fonctions de synthèse, régulatrices des messages sensoriels (des images multidimensionnelles chrono-spatiales), intégratives générales (le tonus) et de vigilance (par intérêt central à soi), qui gouvernent les réflexes toniques (aux différents niveaux) et posturaux (liés aux activités de déplacement), ainsi que les fonctions d'équilibre cinétique (pesanteur, accélération), commandant directement les muscles par une distribution adéquate orientée de l'énergie nerveuse.

L'activation d'ensemble répond à des effets facilitateurs, c'est-à-dire à la voie la plus économique dans l'ajustement des mouvements aux buts à atteindre. Les activités de déplacement n'en sont que des dérivés provoqués par l'incertitude et l'angoisse. Le tout forme un ensemble complexe, les gnosies, résultat des praxies. L'agnosie est justement la perturbation de la faculté de reconnaissance des relations psychosensorielles. (Se reporter à la Figure 202 supra). 
 2/- Le système musculaire actionne les leviers osseux. Les muscles sont recouverts de fuseaux neuro-musculaires aux multiples ramifications. Cette arborisation dessine les terminaisons nerveuses, sensitives, d'une part, et motrices, d'autre part. La jonction des filets détermine la plaque motrice gouvernant la transmission des informations effectives. 
3/- Le système endocrinien enfin, auquel nous consacrerons une séquence entière.

 2)- Le système endocrinien (glandulaire) à sécrétions internes 
La tâche de l'organisme est le renouvellement constant de ses éléments... Le système nerveux sympathique transmet le flux des fréquences supra-luminales au système endocrinien qui est un réseau multiple de boucles d'asservissement qui coordonnent leur action dynamique en fonction des besoins et des nécessités de l'organisme. La régulation métabolique exerce un strict auto-contrôle cybernétique par des effets de rétroaction (feed-back). Ainsi, selon les variations des besoins et la nécessité de préserver la constance du milieu intérieur, s'exercent des actions compensatrices ou correctrices réciproques, au niveau de la sécrétion et de l'élimination, déterminant une concentration hormonale (en quantité et en qualité) définie par rétrocontrôle.

Cette régulation métabolique s'exerce par la stimulation directe de certains gènes ou indirecte par l'activation différentielle de systèmes enzymatiques spécifiques, ainsi que par la modification de la perméabilité ionique des membranes plasmiques. Et ce, au moyen des hormones que toutes les glandes sécrètent en parfaite synchronie (jamais séparément).

Les hormones (du grec hormon, je stimule) sont des messagers protéiniques spécifiques. Elles exercent chacune une action spécifique sur les tissus électivement sensibles à leur action, organes réactionnels, effecteurs ou cibles. Leur action est directe sur l'effecteur ou bien indirecte par la stimulation d'une glande qui, par ses propres sécrétions, agira sur l'effecteur. La spécificité d'action hormonale est prouvée par l'apparition d'une déficience spécifique en cas d'ablation d'un organe hormonogène, d'une glande bien définie. Le renouvellement hormonal est incessant.

Toutes les étapes de la vie sont initiées et contrôlées par les interactions hormonales qui retendent, détendent ou débloquent, à temps, l'activité de certains secteurs chromosomiques déterminés, en modifiant la perméabilité membranaire des cellules, la synthèse des acides nucléiques et de diverses autres substances métaboliques. Le cerveau est dans tout le corps.

Les organes hormonogènes 

a)- L'hypophyse (ou glande pituitaire) est le centre de vigilance active, le chef d'orchestre, la clé de voûte du métabolisme auto-régulatoire. Cette glande contrôle l'activité fonctionnelle des autres glandes endocrines en vue de l'édification de l'organisme par la sélection des aliments appropriés (en réglant les sens olfacto-gustatifs) et la régulation de la périodicité du sommeil... Elle est affectée par l'effet respiratoire. Elle est le lien, le pivot qui relie le système sympathique au système central, traduisant les fréquences supra-luminales en fréquences infra-luminales. Elle élève ou abaisse la pression sanguine selon les besoins de l'organisme. (Figure 203)

De la grosseur d'un pois, elle est située sous la base du cerveau, derrière la racine du nez. La dimension de son berceau (selle turcique) exprime son développement, et par suite, le développement de la personnalité. Elle est composée de différentes parties accolées, ayant chacune un champ d'action différentiel. Elle est plus grosse, plus développée proportionnellement chez le fœtus et chez les animaux que chez l'homme adulte, chez qui elle s'arrête de se développer en proportion avec le reste du corps... Le troisième ganglion thoracique du système sympathique fournit indirectement l'énergie nerveuse et sanguine au corps hypophysaire.

L'hypophyse se divise en deux lobes fonctionnels séparés par une structure vestigiale :

1/- la post-hypophyse sécrète des neurosécrétions d'une part la vasopressine, une hormone antidiurétique peptidique (ADH) qui gouverne la réabsorption à l'extrémité terminale des tubes rénaux; et d'autre part l'ocytocine, un polypeptide qui accroît les contractions des muscles utérins lors des accouchements ;

2/- l'anté-hypophyse sécrète la somatohormone (STH) ou hormone de croissance qui agit sur le métabolisme et la croissance des muscles et des os ; l'(ACTH) hormone adrénocorticotrope qui gouverne la sécrétion du cortex surrénalien ; l'hormone thyréostimuline (TSH) qui stimule la sécrétion thyroïdienne ; l'hormone folliculo-stimulante (FSH) qui détermine, chez la femme, la croissance des follicules ovariens et chez l'homme une action sur la spermatogenèse ; l'hormone lutéinisante (LH) qui déclenche, chez la femme, l'ovulation et la formation du corps jaune (avec la LTH) et, chez le mâle, stimule les cellules interstitielles du testicule ; et la prolactine qui gouverne la sécrétion du corps jaune et provoque le développement et la sécrétion des glandes mammaires, la synthèse du lait, la formation des vaisseaux sanguins, et participe à la sensation de plaisir sexuel, et à la détente post-orgasmique ; la mélano-stimuline ou mélanotropine, (MSH) qui agit sur les cellules pigmentaires (mélanocytes) pour les protéger du rayonnement ultra-violet.

3/- Le lobe intermédiaire est une structure vestigiale chez l'Homme, mais importante pour de nombreuses espèces dont les rongeurs. Pour ces espèces, il sécrète la mélanotropine, (MSH) qui agit sur les cellules pigmentaires et le pelage.

La prédominance d'une partie de l'hypophyse sur l'autre ou la prépondérance ou le déficit de sécrétion d'une de ses hormones sur les autres entraîne des différences voire des troubles métaboliques. Ci-après un bref tableau exprimant les relations physiologiques en rapport avec l'hyperfonction ou l'hypofonction des parties hypophysaires conjointes.


Caractéristiques
Hypersécrétion
Hyposécrétion
visage
large, carré
étroit, anguleux
chevelure et système pileux
abondant,
sourcils épais
légers
peau
sèche, ridée, épaisse
douce, délicate
nez
fort, proéminent
effacé
lèvres
épaisses
minces
langue
développée
fine
stature
forte
fluette
mains/pieds
grands
petits
doigts
épais et courts
allongés
voix
très grave (basse)
aiguë
organes sexuels
fortement développés
très petits
système mental
à processus lent
apathie (retard mental)
sexualité
impotence
précoce
cœur
pouls rapide
pouls lent
température
haute
basse
métabolisme
hyperglycémie
finesse ou obésité
taille
tendance au gigantisme (acromégalie)
tendance au nanisme
comportement
Agité,
agressif
manque d'initiative, léthargique
sans résistance


L'hypersécrétion post-hypophysaire et l'hypersécrétion anté-hypophysaire donnent un géant mental, de forte carrure osseuse, très résistant et doué d'une forte vivacité intellectuelle. L'hyposécrétion de ces parties de l'hypophyse entraîne l'engourdissement et le sommeil... Les voix masculines graves sont réputées portées sur une sexualité plus riche, les lèvres épaisses sont réputées plus sensuelles, les doigts allongés caractérisent les musiciens, etc. Ce tableau permettra à chacun de reconnaître l'origine des différences interindividuelles et de l'influence coordonnée des déterminants génétiques, du milieu bio-géographique et de l'alimentation (qui favorise tel ou tel type somatique), sur le développement des caractéristiques initiées par l'organe hypophysaire. Reste à déterminer le rôle précis de la prépondérance ou du déficit de chaque hormone sur l'architecture du corps, du cerveau, de leurs capacités et des activités qui leur sont liées.

L'hypophyse est en contact permanent avec deux organes du système nerveux central, le cervelet et l'hypothalamus. Celui-ci intervient dans la régulation des fonctions comportementales liées au rythme circadien (voir infra), à la thermorégulation, à l'activité sexuelle et aux stimuli olfactifs, à la défense de l'organisme en cas de stress ou d'invasion microbienne, etc. Il produit, entre autres hormones, la dopamine, précurseur de l'adrénaline et de la noradrénaline. Lors d'activités physiques intenses, de danger, d'un état d'excitation narcissique ou sexuelle, de douleur, de plaisir intense ou d'orgasme, l'hypothalamus et l'hypophyse sécrètent ensemble des neurotransmetteurs, les endorphines, qui procurent, comme les opiacés, une sensation de bien-être avec un effet stimulant sur tout l'organisme, réveillant ses capacités imaginatives et créatrices, c'est-à-dire, comme le disait Victor Hugo, « l'intelligence en érection » . 

b)- L'épiphyse (ou glande pinéale), est une horloge biologique. Cette glande de la taille d'un grain de blé est centrale. Elle règle les rythmes physiologiques, l'activité relationnelle et sexuelle, la croissance du cerveau. Elle régule les sécrétions hormonales. Elle augmente de valeur en cas de présence d'un cancer dans l'organisme. Elle contrôle la réaction à la lumière et la pigmentation cutanée. Elle fonctionne plus intensément dans l'obscurité. L'hypertension la modifie. Elle peut fonctionner jusqu'à un âge très avancé. Elle sécrète une hormone, la mélatonine synthétisée à partir de la sérotonine. Antioxydant et antidépresseur, elle orchestre l'immunité de l'organisme, ses rythmes circadiens, le sommeil, le psychisme et l'activité sexuelle. Elle augmente la sécrétion d'aldostérone activée par l'ACTH et régule l'appétit et la glycémie, et, entre autres fonctions, le taux de rétention de potassium dans l'organisme. Elle prévient l'asthénie, les dépressions saisonnières, l'hypertension artérielle et les défaillances de la mémoire...

 c)- La thyroïde. Elle se trouve à la base du cou. Elle est l'organe spécifique de la croissance. Le circuit régulateur, avant d'initier une réaction thyroïdienne, passe à travers le système nerveux central, l'hypothalamus et l'hypophyse. Le travail de cette glande consiste en la captation des iodures qui fournissent la conductivité électrique, l'élaboration intra-thyroïdienne de la triiodothyronine et la thyroxine, leur libération et leur transfert vers une cible précise. Les hormones thyroïdiennes accroissent le métabolisme tissulaire. (Elles gouvernent la métamorphose des batraciens.) La calcitonine, également sécrétée, régule la calcémie, c'est-à-dire le taux de calcium dans le sang. La thyroïde contrôle la croissance de l'organisme et sa capacité d'endurance. Elle maintient dans le sang la même proportion de sel qui se trouve dans la mer. Elle est le lien entre le cerveau et les gonades.
L'insuffisance thyroïdienne ou son ablation expérimentale provoque fatalement un retard ou bien un arrêt dans la croissance; une baisse du métabolisme basal de 25 à 40% ; des troubles circulatoires, dont l'augmentation du volume du cœur et l'affaiblissement de l'amplitude et de la fréquence des battements cardiaques avec une chute de la pression artérielle; des troubles nerveux avec une réduction de l'activité psychique et des réflexes, et une baisse de la fréquence du rythme alpha ; des troubles génitaux chez le mâle avec une activité sexuelle réduite et des troubles du cycle œstrien chez la femme ; des troubles trophiques comme le teint jaunâtre, les dents irrégulières, les poils durs, la peau épaisse, les extrémités froides; des troubles de toutes les fonctions métaboliques, le nanisme, etc.

L'hyperthyroïdie provoque des troubles inverses : une accélération de la croissance allant jusqu'au gigantisme; une augmentation de la réactivité du cortex, une stimulation du cœur qui bat à 120 ou 180 pulsations par minute; une augmentation de la consommation d'oxygène et des oxydations cellulaires ; un amaigrissement, des insomnies et une irritabilité accrue.

C'est dans la régulation thyroïdienne que se trouve l'origine des divers comportements de recherche de plaisir et d'évitement de la douleur, de la peur, de l'effacement de soi, de l'orgueil, de la honte, du narcissisme exhibitionniste, etc. La thyroïde est l'organe des émotions. 

d)- Les parathyroïdes contrôlent le métabolisme phospho-calcique par la sécrétion de la parathormone (PTH). Son ablation fait baisser le taux du calcium dans le sang (calcémie), provoque des phénomènes convulsifs et entraîne la mort. Son hyperfonctionnement provoque une hyperactivité fonctionnelle, une augmentation du calcium et une déminéralisation parallèle des os. 

e)- Le thymus se trouve sous la thyroïde. C'est le centre de contrôle du système immunitaire, mais surtout de l'évolution, de la maturation et de la croissance de l'enfant. Il exerce une fonction neutralisante sur le sexe, c'est-à-dire qu'il inhibe, jusqu'à la période pubertaire, les activités des gonades (testicules et ovaires). Lorsque les glandes sexuelles sont bien déterminées, le thymus s'inactive. S'il continue son activité, la dominance du thymus s'exprimera par une constitution fragile, des traits arrondis, enfantins, un comportement puéril, instable, irresponsable, irréfléchi, jamais assouvi. La perpétuation du fonctionnement thymique peut provoquer les comportements de menteurs et voleurs pathologiques (en dehors donc de toute influence socioculturelle et économique), de pédophilie compulsive, etc. L'aplasie thymique congénitale, trouble de l'embryogenèse, entraîne des altérations anatomiques du coeur et du visage comme la déformation de la mâchoire (prognathisme ou micrognathie), un retard psycho-moteur, une hypocalcémie chronique, voire une tétanie. 

f)- Les glandes digestives : Elles regroupent :

1/- Les glandes salivaires qui sécrètent le suc salivaire, digestif;

2/- Les glandes gastriques (ou les muqueuses gastro-duodénales) qui sécrètent le suc gastrique acide, la sécrétine, qui régule la mobilité et la sécrétion acide de l'estomac et la sécrétion du suc pancréatique; et,

3/- le pancréas. Celui-ci est une glande mixte, endocrine et exocrine (à sécrétion externe). Les principales hormones pancréatiques sont l'insuline et le glucagon, sucs pancréatiques alcalins. L'insuline agit sur les métabolismes des glucides, des lipides, des protides, favorisant les processus de synthèse et régulant la glycémie. Son action est hypoglycémiante (fait baisser le taux de sucre dans le sang). Le glucagon exerce une action régulatrice sur l'insuline. Son action est hyperglycémiante ; elle fait monter le taux du sucre dans le sang. Leur sécrétion dépend des facteurs humoraux (régulation humorale) et nerveux, les conditions de vie entraînant des réactions compensatrices rapides (le stress). La somatostatine, autre hormone sécrétée par le pancréas, a une action essentiellement inhibitrice des excès des autres hormones. Elle régule les contractions de la vésicule biliaire et la mobilité intestinale. 

g)- Le foie. Cette glande à sécrétion interne et externe (« la bile ») prépare les nutriments de façon à les verser dans le système circulatoire et règle le volume sanguin... Le foie stocke la nourriture sous forme de graisses, protéines, hydrates de carbone, minéraux et vitamines liposolubles A, B, D, K, E... Il sert à l'achèvement de la digestion et régule le métabolisme des aliments, des lipides et des glucides, comme il neutralise les poisons industriels... C'est cette glande qui empêche la putréfaction dans les intestins. Elle sécrète des produits régulant la coagulation du sang en cas d'hémorragie (fibrinogène et prothrombine) et l'empêche de se coaguler dans le système circulatoire (l'héparine). 

h)- La rate est le cimetière des globules rouges morts. Elle fabrique des lymphocytes (ou globules blancs), veilleurs contre toute invasion bactérienne. La rate stocke du sang pour les urgences. 


1/- La cortico-surrénale est contrôlée par l'épiphyse. Ses hormones sont l'aldostérone, minéralo-corticoïde qui règle les métabolismes de l'eau et des électrolytes et les échanges potassium-sodium au niveau des reins; et les glyco-cortocoïdes (cortisol) et les androgènes surrénaliens, notamment la testostérone, qui agissent sur tous les métabolismes avec une action anti-inflammatoire.

2/- La médullo-surrénale, clé de l'adaptabilité thermique, vasculaire, cardiaque, de la résistance à la fatigue, au stress, et du comportement. Elle est régulée par voie nerveuse. Sa sécrétion est provoquée par différents stimuli émotionnels. Elle sécrète la noradrénaline qui a une action cardiovasculaire (vasoconstriction généralisée), et l'adrénaline qui a une action vasomotrice non univoque. Elle décide de la redistribution de la masse sanguine, de la stimulation des réponses musculaires (muscles lisses) ou de l'inhibition des autres muscles... Elle provoque une hyperglycémie rapide et transitoire. Son action agit sur tout le métabolisme.

Centres de contrôle de l'énergie et régulatrices du mouvement rythmique (du système circulatoire, de l'appareil digestif, de la fonction sexuelle, etc. les surrénales sont en étroite relation avec la thyroïde et les gonades. Elles reçoivent leur énergie de la sécrétion thyroïdienne d'iode. En relation avec l'hypophyse, elles contrôlent également la pigmentation. Elles sont la source des grains de beauté...

Le flux surrénal est augmenté par une douleur, la peur, l'excitation, la colère; sa résistance est diminuée par les excès, l'agitation, les chocs, les soucis, la fatigue (l'épuisement nerveux), causes des maladies du cœur, du diabète, du cancer, de la tuberculose... L'effort continu épuise les surrénales. Elles ne sécrètent plus l'adrénaline; ce qui provoque un arrêt de l'irrigation du cerveau et un arrêt du cœur. L'évanouissement, le manque d'appétit, la paresse, les tourments, le désespoir, sont des symptômes de l'insuffisance sécrétoire des surrénales, ou plutôt, ce sont les émotions qui, provoquant l'insuffisance sécrétoire, décrètent ces symptômes. La relation est à double sens.

Les troubles, déficiences ou insuffisances surrénales causent l'hermaphrodisme, un développement sexuel prématuré, un comportement inhibitionniste, la paresse, la faiblesse de caractère, l'irritabilité, la neurasthénie, la fatigue cérébrale... Une hypersécrétion surrénale accélère l'expression sexuelle et soutient la fougue, la combativité et l'agressivité avec leurs excès, l'insensibilité, la brutalité, la cruauté, particulièrement en période de danger (de guerre), d'angoisse... Le surrénalien est le type même du dominateur très énergique avec un comportement exhibitionniste. 

j)- Les gonades ou glandes génitales. Elles assurent l'expression du dimorphisme sexuel et la maturation du tractus génital, c'est-à-dire du sexe somatique, le développement de tous les caractères sexuels secondaires (barbe, voix), du sexe gamétique centré sur la maturation et la production d'ovules ou de spermatozoïdes, du sexe endocrinien et du sexe psychologique avec ses tendances caractérielles, comportementales et tempéramentales (prédispositions à la colère, à la nervosité, à la mélancolie, au flegme, etc. Soit l'ensemble des organes et des conduits génitaux, toute la morphologie sexuée, et l'ensemble des schèmes de comportement. Les hormones sexuelles ou gonocytes élaborent le phénotype somatique et tempéramental.

Jusqu'à la fin de la sixième semaine du développement de l'embryon, la gonade humaine présente le même aspect chez les deux sexes. Puis la gonade se caractérise en testicule ou en ovaire, entraînant le développement des autres parties de l'appareil génital. Cette caractérisation est le fait du chromosome Y. Autrement dit, le programme de base fondamental de l'organisme est le développement d'une constitution femelle, mais que seul le chromosome Y lui impose la masculinité. Le vestige apparent de cette métamorphose se trouve dans les mamelons masculins.

Les gonades mâles. Ces glandes testiculaires, actives dès le deuxième mois de la vie intra-utérine mais exprimées à la fin de la sixième semaine, synthétisent les hormones mâles, virilisantes, les androgènes tels que la testostérone , la DHEA, l'androstérone, l'androstènedione, responsables de la stimulation des organes génitaux et de la sécrétion spermatique, ainsi que de la production, en quantité beaucoup plus faible, des œstrogènes femelles, l'estradiol, l'estriol et l'estrone. Ces hormones agissent en synergie, en corrélation étroite, s'exaltant les unes les autres. Leur action détermine les caractères morpho-somatiques (la grappe virile et le muscle rectal formant l'ensemble du tractus sexuel somatique), le comportement sexuel (socio-sexuel) et différents métabolismes réactifs psycho-somatiques.

Les gonades femelles. Les ovaires sécrètent les hormones ovariennes suivantes : les œstrogènes qui développent les caractères morpho-somatiques sexuels féminins (organes et conduits génitaux, glandes mammaires, sécrétions, développement des seins, chevelure, voix...) et règlent le cycle œstrien avec - les progestagènes. Les hormones progestatives, exclusivement femelles (comme la progesterone sécrétée par le corps jaune des ovaires) sont sécrétées uniquement pendant les phases d'activité génitale et pendant la grossesse. Elles conditionnent les cycles menstruels, la ponte ovulaire, la nidation de l'œuf, la gestation, la lactation. C'est la chute du taux de progestérone qui provoque la menstruation. Agissant en corrélation avec les œstrogènes, une forte dose de progestérone inhibe l'ovulation, une faible dose la favorise.

Les glandes génitales dans l'ensemble contrôlent les puissances créatrices - la puissance imaginative (l'imagination, l'analyse, le jugement, l'émotion, le désir, la volonté), développent l'individualité, affirment l'autonomie et accroissent la différenciation et le besoin narcissique d'amour de soi auto-protecteur soutenu par la recherche constante du plaisir et l'évitement de toute douleur... La double puissance créatrice génésique et imaginative fonde la dynamie relationnelle opérationnelle de l'individu. Cerveau et sexe se trouvent sur le même axe central de notre organigramme (Figure 195).

Chez les femmes, les ovaires règlent la distribution des sels calcaires; chez les mâles, les gonades règlent le taux de calcium des os. Une forte ossature exprime une virilité sexuelle importante. Tout dérèglement sécrétoire peut induire une tendance féminisante chez l'individu de sexe somatique mâle et virilisante chez la femme. Les prédispositions constitutionnelles favorisent ou inhibent certains comportements psycho-physiologiques, facilitant par exemple certains dysfonctionnements neuro-biologiques ou bien orientant les interactions individuelles dans leur environnement familial, professionnel ou socio-culturel. 

k)- Le rapport entre les glandes. Les glandes sont coopératives entre elles ou bien antagonistes. Parmi les coopératives, citons les couples thyroïde/ovaires et hypophyse/surrénales. Parmi les antagonistes, les couples s'inhibant l'un l'autre thyroïde/thymus, thyroïde/ pancréas, hypophyse/thymus... L'instinct n'est que l'intelligence réactionnelle des glandes endocrines. Tout déséquilibre par insuffisance ou excès, entraîne l'expression de pulsions instinctuelles comportementales, comme la faim, le courage, la cruauté, la grossièreté, l'inconstance, l'inhibition ou l'exhibition... Souvent, les criminels sont des malades qui souffrent d'insuffisance ou d'excès endocriniens prédéterminés par leur constitution génotypique. Les occasions socio-économiques ne font qu'exprimer leurs tendances... Les quelques équations suivantes nous permettront, malgré leur schématisme, de fixer les conséquences tempéramentales et comportementales de certaines relations endocrines.


Hypersécrétion antéhypophysaire
+
Hypersécrétion
des surrénales
+
hyposécrétion des gonades
Cruauté et destructivité
Hypersécrétion ante et post-hypophysaire
+
Hypersécrétion
des surrénales
+
hypersécrétion des gonades
Créativité et dynamisme
Hypersécrétion épiphysaire
+
Hypersécrétion
des surrénales
+
Hypersécrétion thyroïdienne
Tendances dictatoriales
Equilibre hypophysaire
+
Equilibre surrénalien
+
Equilibre thyroïdien
Beauté plastique, courage et puissance intellectuelle


Les unions entre individus dominés par la glande hypophysaire (donc intelligents) donneront des enfants d'intelligence médiocre et irresponsables. Les unions entre individus dominés par les surrénales (dynamiques) donnent des enfants chétifs... Nous exprimerons la relation glandes endocrines et schèmes comportementaux par le modèle suivant où chaque partie exprime l'autre :

Régulation des endocrines ↔ schèmes tempéramentaux et comportementaux 

XIV - 1 - C - Les fonctions de nutrition 

Ce sont les fonctions qui assurent la nourriture des cellules, donc le renouvellement constant de l'organisme. Ces fonctions sont assurées par les appareils digestifs, circulatoire et respiratoire. 

1)- Double nature bioénergétique

Comme nous l'avons vu précédemment, et selon l'hypothèse de notre modèle quantique, la cellule, comme tout existant, possède une double nature bioénergétique, formée par :

a/- les énergies supra-luminales qui proviennent du Soleil et qui se trouvent dans l'atmosphère ambiante;

b/- les énergies infra-luminales électromagnétiques, fournies par la nourriture et la boisson, et liées au géomagnétisme terrestre et qui forment la substance chimique, le corps cellulaire ;

c/- et leur réunion qui forme une VFP particulière à la cellule, à l'organisme. Toute insuffisance ou excès de l'un des deux ensembles énergétiques, entraîne la rupture d'équilibre, la disharmonie (source de maladie). Les énergies supra-luminales, animatrices, abandonnent l'organisme lorsque ses éléments chimiques sont épuisés.

Chaque groupe de cellules spécialisées est relié à l'autre par une même fréquence différentielle générale, spécifique à l'individu (sa VFP). Les groupes de cellules spécialisées sont reliés entre eux par une même fréquence différentielle, spécifique à chaque groupe cellulaire fonctionnel (de « métier ») dans l'aventure existentielle de l'organisme... 

2)- La circulation sanguine


a)- Deux sources de revitalisation de la cellule. La cellule, pour se maintenir en harmonie avec l'ensemble, doit se nourrir, se revitaliser, aux deux sources infra-luminale et supra-luminale. Les énergies infra-luminales, elle les trouve dans les organes du système digestif et les énergies supra-luminales dans les organes ouverts à l'extérieur, ceux du système respiratoire. Par la force des pulsations coronaires, le sang circule dans les vaisseaux et nourrit les organes. Quand la cellule sanguine quitte les poumons et va vers le cœur puis vers tout l'organisme, elle est équilibrée, elle est également nourrie aux deux sources. Mais en chemin, elle perd une partie de sa vitalité, en accomplissant son travail de distribution d'énergie. Elle porte partout cette double énergie et la répartit judicieusement là où le besoin se fait sentir.

Quand la cellule spécialisée dans ce travail de transport d'énergie et de sa distribution, (les globules rouges), retourne vers le cœur après avoir accompli son travail, elle est dévitalisée. Le cœur la renvoie vers les poumons où elle se revitalise en oxygène et en énergies supra-luminales. Elle rejette les déchets, le gaz carbonique. Puis, revitalisée, elle repart vers le cœur qui la distribue vers tout le corps. Les globules rouges arrivent pâles aux poumons, sang bleu, désoxygéné, et en repartent rouge vif. Elles transportent vers les tissus les matériaux nutritifs, éliminent les déchets après assimilation et transformation... Dans les conditions normales, tous les éléments toxiques absorbés demeurent sans grands effets. Le corps sain, par autorégulation, se régit tout seul.

L'appareil respiratoire transforme la nourriture supra-luminale et l'appareil digestif la nourriture infra-luminale puisées dans le milieu extérieur, en éléments nutritifs adaptés à l'organisme. Transmis dans le sang, c'est l'appareil circulatoire qui se charge de l'approvisionnement de toutes les parties de l'organisme. L'appareil excréteur élimine les éléments non nécessaires.

L'accord entre les différents systèmes dépend particulièrement du système végétatif qui travaille au renouvellement constant des énergies, à la restauration des énergies calorifiques et mécaniques dépensées et à la perte de matières non nécessaires (déchets), que ce soit durant les états de veille ou durant le sommeil. Le système végétatif ne se repose jamais. Il veille toujours. Et, à condition d'être bien servi par des organes sains, il maintient un organisme sain. 

b)- Le plasma sanguin imprègne tous les tissus sauf l'épiderme et les planères (poils et ongles). La lymphe emplit les espaces intercellulaires des tissus. Le sang transporte les aliments et les déchets. Le sang est formé de :

- d'hématies, ou globules rouges, cellules qui n'ont pas le pouvoir de se reproduire. Elles sont produites dans la moelle des os. C'est l'hémoglobine qui véhicule l'oxygène dans le sang. Leur durée de vie varie entre 28 et 80 jours.

- Les leucocytes ou globules blancs se chargent de la destruction des cellules mortes ou altérées, et de la défense de l'organisme contre les toxines microbiennes...

- Les plaquettes ou globulines qui interviennent dans la coagulation...

Chaque heure, meurent 10 milliards de globules rouges, 5 milliards de globules blancs et 20 milliards de plaquettes. L'organisme est une galaxie où naissent, meurent, se transforment de milliards de corps stellaires ou planétaires... 

c)- La pompe coronaire, Le cœur est une double pompe qui se contracte automatiquement 72 fois par minute, soit près de 100.000 battements en 24 heures. Il pompe 5,6 litres de sang chaque minute, soit la totalité du sang de l'organisme. En cas d'effort musculaire, il bat jusqu'à 200 fois par minute. Le rythme cardiaque est d'autant plus lent que la taille est élevée. Le cœur d'une souris bat 400 fois/min., celui de l'éléphant 35 fois par minute seulement. Les mouvements spasmodiques varient avec l'âge, le sexe, la taille. Très rapides chez l'embryon, ils ralentissent chez l'adulte. Ils sont plus rapides chez l'enfant que chez l'adulte et leur rythme est plus élevé chez la femme et chez les individus de petite taille. Des accidents divers, des émotions, des exercices violents, la fièvre... les accélèrent. Le sommeil les ralentit.

Ce foyer d'automatisme est régulé avant toute innervation - qui ne règle que le débit cardiaque, et développe les contractions rythmiques en fonction des stimuli. En effet, le tissu cardiaque est un tissu conducteur, hautement spécialisé dès le développement embryonnaire. Doué d'auto-rythmicité par les effets réguliers de dépolarisation et de re-polarisation, il déclenche, d'une pompe à l'autre, la propagation régénérante du plasma sanguin sans la possibilité d'un retour en arrière. Le nombre de pulses cardiaques est définitivement réglé dès la formation de l'embryon. Il est porté, codé dans les gènes. Mais de nombreux accidents de parcours altèrent cette programmation. D'où les défaillances et les réanimations ainsi que les possibilités de greffage. 

d)- Le pulse respiratoire est la plus importante et la plus négligée des fonctions. Elle est pourtant la seule sur laquelle peut agir une action volontaire.

L'inspiration dure 1/3 et l'expiration les 2/3 de la durée totale du mouvement. L'adulte au repos respire 15 à 18 fois par minute pour assurer l'oxygénation régulière de son organisme. En moyenne, l'Homme en activité respire 18 fois en une minute soit 1080 fois en une heure soit 25 920 fois par 24 heures. Pour mémoire, un cycle solaire complet (un tour entier de l'écliptique) est de 25 920 années environ. La Terre est entraînée sur ce cycle à raison d'une seconde d'arc tous les 72 ans...

La respiration varie avec l'âge. Le nombre de pulses est plus élevé chez les enfants. Il varie suivant les conditions physio-psychologiques. Il diminue durant le sommeil... Le mouvement général du pulse dessine une clothoïde. (Figure 204)

Toutes les potentialités fonctionnelles et organiques s'ajustent à la satisfaction optimales des besoins et des nécessités endogènes et exogènes, présentes et à venir, par la faculté de prospective. Les organismes sont autotrophes, c'est-à-dire capables de synthétiser eux-mêmes les énergies dont ils ont besoin. L'exploitation du milieu par des contacts multilatéraux, se fait au mieux des possibilités respectives du substrat nourritiel et du nourri.

 XIV - 1 - D - La surface cutanée 

1)- Le plasmoderme ou membrane plasmique et la circulation des énergies. (L'acupuncture)

Comme nous l'avons vu dans la Communication XI-8, la membrane, barrière de potentiel d'abord, puis organe doué de facultés spécifiques de reconnaissance, est une partie essentielle du tout organismique. Les liaisons entre les organes et le revêtement cutané sont directes, d'abord au moyen des voies bioénergétiques non-neurologiques, puis par les voies neurologiques physiologiques.

Les voies non-neurologiques ont été vérifiées expérimentalement. Des points d'acupuncture ont pu stimuler, insensibiliser ou ramener à la vie. En Chine, en Europe, aux Etats Unis d'Amérique, des films ont enregistré des opérations chirurgicales sous anesthésie locale par acupuncture. Le patient restait conscient durant toute l'opération (notamment une césarienne). Et pourtant, les recherches effectuées à ce sujet, en vue de déterminer les voies neurologiques capables d'anesthésier, ont été catégoriques. Elles ont conclu à la non-existence de voies neurologiques correspondant aux points d'anesthésie. Aucun rapport donc avec les nerfs cutanés et encore moins avec des effets d'autosuggestion. Ce qui veut dire qu'il existe des voies non-neurologiques capables d'anesthésier. Et c'est notre apport, particulièrement important en ce domaine, qui définit, probablement pour la première fois, les causes des voies bioénergétiques non-neurologiques. Puisse notre tentative être claire.

Les fuseaux bio-énergétiques à l'intérieur de l'organisme s'expriment, sur la surface cutanée, par divers circuits circulant sur la face externe de la membrane cutanée et des muscles ainsi que sur leur surface interne. Le courant circulant sur la surface externe est descendant positif, et, sur la surface interne, ascendant négatif. Leur coordination équilibre la diffusion énergétique par une circulation ininterrompue. Par exemple, le lobule de l'oreille est en liaison directe avec les centres thermiques de l'organisme. (Cf figures 199 à 201)

Ces circuits dessinent une topographie invariable. Il existe 12 circuits bilatéraux correspondant aux organes et à leurs relations, et deux médians, correspondant à des fonctions physiologiques. Ils communiquent tous entre eux. Les deux circuits médians sont l'un antérieur et montant du pubis au menton et gouvernant, chaque tiers, respectivement, de bas en haut, la fonction sexuelle, la fonction nourritielle et la fonction respiratoire (cardio-pulmonaire) ; l'autre postérieur et montant le long de la colonne vertébrale, et gouvernant le système ganglionnaire. Sur ces circuits, se situent différents points de rencontre des flux et reflux des trains d'onde générés ou reçus par les différents organes. Leur régularité confirme la rythmicité régulière, la santé des organes et leur bon fonctionnement.

Tout dysfonctionnement s'exprime par une irrégularité de la rythmicité et, par conséquent, du non-chevauchement des trains d'onde. L'effet, on le nommera céphalée, asthme, rhumatisme ou tuberculose. En effet, une impulsion rapide d'un organe exprime son hypertonie, sa congestion, la corrosion orageuse d'une de ses parties et qui entrave ses fonctions. L'excès du champ négatif s'exprime par la douleur à la hauteur du segment en rapport avec l'organe malade. Une impulsion lente exprime sa faiblesse, sa déficience, son hypotonie, son épuisement. L'excès du champ positif s'exprime particulièrement par un prurit localisé ou généralisé.

Dans les deux cas, il faudrait régulariser les trajets afférents et efférents, les flux et reflux, c'est-à-dire amener les trains d'onde à se rencontrer régulièrement aux points définis. Le résultat sera la rupture du déséquilibre par un réajustement des rythmes, qui se conclut soit par une diminution d'un excès, soit par l'excitation d'un fonctionnement... La diminution d'un excès est obtenue par le dénouement d'une congestion, et l'excitation d'un fonctionnement par le nouement stimulant la tonicité. Ce réajustement des rythmes est obtenu par différentes voies:

- par réflexothérapie, par le massage direct des points de croisement des énergies, des zones réflexes dans la musculature et du tissu conjonctif (pétrissage, massage, pincement, brossage et grattage) qui modifie l'état vaso-moteur, revivifiant et équilibrant les centres de régulation situés dans la moelle épinière, le bulbe ou le diencéphale et qui agissent sur les organes par voie réflexe directe ou indirecte, et qui déclenchent les réflexes curatifs par réaction sélective. L'effet de la réflexothérapie est un effet sédatif, récupérateur, protecteur, rééquilibrant, et dans une proportion bien moindre, analgésique et antispasmodique.

- par hydrothérapie, cautérisation, etc. qui stimulent la tonicité et l'hydratation des régions cutanées et sous-cutanées...

- enfin par l'acupuncture qui est l'introduction dans le derme d'aiguilles d'or ou d'argent, à des points de croisement, sur le trajet cutané des circuits, et ce, suivant l'effet tonifiant, calmant ou anesthésiant qu'on désire obtenir. Par anesthésie locale, nous exprimons le fait que certaines punctures bloquent momentanément la transmission des flux jusqu'aux centres nerveux du cerveau qui, par conséquent, ne ressentent aucune douleur. Le trajet a été détourné vers d'autres voies annexes. Des impulsions électriques transmises par des électrodes appliquées également en ces points de cisaillement ont le même effet. 

2)- L'organisation morpho-somatique et cutanée générale

a)- Les somatotypes. Les composantes morphologique et tempéramentale (base comportementale) sont complémentaires, indissolublement liés, l'une exprimant l'autre, l'aspect somatique exprimant la conduite et réciproquement, en un continuum fonctionnel. Les déterminants géniques et socio-culturels épousent étroitement la structure de la personnalité. Les antécédents héréditaires et les expériences personnelles se conjuguent psycho-somatiquement. Il n'y a pas de cassure entre le physiologique et le mental, l'être et l'agir.

C'est à partir des aires germinales de l'embryon et de prédominance de l'une d'elles sur les autres que se déterminent les somatotypes et leurs traits spécifiques. Caractérisons les trois types extrêmes :

- La prédominance de l'ectoblaste (formant l'axe neural, la peau et les organes extéroceptifs) forme une personnalité cérébro-tonique (fortement cérébralisée) caractérisée par une morphologie gracile, filiforme, effacée, par une sensibilité extrême et par une forte tendance à l'inhibition quant à toute extériorisation.

- La prédominance de l'endoblaste (formant les éléments de l'appareil digestif) forme une personnalité viscéro-tonique caractérisée par une morphologie grasse, tout en rondeurs, portée par des membres courts, et par un comportement d'une mollesse générale, porté par l'avidité jouisseuse, la recherche du confort, et, comme conséquence, une importante sociabilité nécessaire à la satisfaction de ses besoins.

- La prédominance du mésoblaste (formant l'appareil uro-génital, les muscles, le squelette, le tissu conjonctif) forme une personnalité somato-tonique, musclée, athlétique, tout en vigueur, portée par l'affirmation de soi. 

b)- La peau. La peau est un organe sensoriel mais surtout un terrain somatique d'expression émotionnelle. L'impatience s'exprime au niveau de la peau par un urticaire; la peur par la pâleur et la sudation, ainsi que la colère; l'anxiété provoque des réactions pilomotrices (« la chair de poule ») ; la timidité par une rougeur, particulièrement au niveau du pavillon de l'oreille. D'autres émotions s'expriment par des dermatites, l'engourdissement des doigts, l'alopécie et la canitie (la perte et le blanchissement des cheveux), etc. 

c)- Toutes les lignes et circonvolutions structurant la peau expriment d'une part les potentialités géniques et métaboliques de l'individu, et, d'autre part, la structure tempéramentale correspondante. La biométrie identifie l'empreinte digitale exclusive de chaque personne. 

d)- La structure du pavillon de l'oreille reproduit exactement la forme fœtale et la structure des aires germinales de l'embryon. Et témoigne, par conséquent, de la structure somato-tempéramentale de l'individu. Il est, dès lors, logique, d'atteindre par une acupuncture localisée sur les aires pavillonnaires de l'oreille, les aires somatiques correspondantes. 

e)- L'iris est le réglage morpho-psychologique qui permet d'adapter la vue à la vie. Et réciproquement. L'oeil, comme la peau, ouvre l'intérieur à l'extérieur. Si le jeu des couleurs de l'iris charme les partenaires sexuels, tout comme l'intensité du regard ou les battements des cils, c'est qu'il exprime l'insondable de la personnalité de chacun. Lien entre les qualités héréditaires individuelles qu'il reflète et le monde, l'oeil absorbe l'univers. Il analyse l'univers des formes, des couleurs, des sensations et des émotions qui l'atteignent et active les réponses les plus adaptées. Mais le regard est également la porte d'entrée qui permet de saisir la personnalité de l'autre et, à l'occasion, de l'enchanter... 

Ces brèves notations suffiront à porter les chercheurs novaliens sur la voie de découvertes de plus en plus décisives en ce domaine insuffisamment exploré.


 XIV - 2 - LA CROISSANCE

ET LES CYCLES DE CROISSANCE

 XIV - 2 - A - La croissance

Rien ne s'accomplit brusquement dans la nature. Chaque vivant réalise progressivement le plan immanent contenu dans sa structure. La graine germe et se déploie en arbre. Les séquoias géants (100 m de haut) sont issus d'une graine microscopique. Leur maturation a mis 3000 ans.

Les phases de maturation dépendent de déterminants endogènes et exogènes. Les conditions de croissance sont liées aux conditions écologiques optimales, c'est-à-dire aux conditions de vie les plus favorables à la conservation de l'espèce. Cette adaptation physiologique, génétique ou sociale, au milieu, répond à différents facteurs climatiques, psychologiques, affectifs. Les dysharmonies parentales et les guerres réduisent la taille des enfants (comme les générations issues d'arméniens survivants des massacres du début du siècle...). Actuellement, on assiste à un allongement de la taille de l'espèce humaine. Au Moyen-Age, la taille moyenne était de 1,65 m. Elle est actuellement de 1,77 m. Dans l'espace, les astronautes grandissent de quelques 2,5 cm mais dès le retour sur Terre, ils retrouvent leur taille normale; l'effet de la « pesanteur » est patent. Les interdépendances s'exercent en totalité entre tous les éléments présents. (Cf IV)

L'action entre les différents foyers de croissance est coordonnée suivant des chaînes catalytiques qui règlent le débit des synthèses de protéines en fonction des besoins. Tel événement organismique ne peut avoir lieu à n'importe quel moment mais au moment où celui-ci est possible. Les gènes programment toute la croissance organismique. L'intensité de croissance varie d'un point à un autre de l'organisme, suivant les besoins et les nécessités du moment. D'où les variations topographiques. A la naissance, le milieu de l'organisme humain se situe à l'ombilic. La tête mesure le quart de la taille du corps entier. A 6 ans, la tête est le sixième. Chez l'adulte, la tête est au huitième de la taille, et le milieu du corps se situe au niveau du pubis.

Les aliments nécessaires à la croissance sont avant tout l'air, puis les éléments combustibles, lipides et glucides porteurs de calories, puis les aliments énergétiques (protides, eau, sels minéraux) et enfin les aliments catalytiques, les oligo-éléments, vitamines et minéraux.

 XIV - 2 - B - Les cycles de croissance 

Chaque élément possède son propre cycle de croissance, sans pause ni interruption. Rien n'a une forme définitive. Tout est en perpétuel devenir. Tout se transforme mais ne cesse jamais d'exister. L'Homme se caractérise par un cycle septenaire (soit approximativement 9 x 9 mois de croissance), si l'on mesure en années, et nonaire si l'on mesure en mois. Les phases se caractérisent par des mues, des métamorphoses et des bouleversements physio-morphologiques définis. Un criquet parcourt 5 à 6 mues avant d'atteindre l'âge adulte. L'éléphant met 25 ans, le chameau 8 ans, le cheval 5 ans, la vache 4 ans, le chien 1 an et demi, une souris 66 jours... L'Homme met 21 ans. 

Les phases principales (après naissance)

1)- La maturation dynamique

- de 0 à 7 ans - (soit 9 x 9 mois ).

- L'enfance se caractérise par l'augmentation des dimensions (non la modification) des formes vers leur maturation. De la naissance jusqu'à 4 ans, la poussée est dynamique. Vers 5 mois, le poids de l'enfant est le double du poids à la naissance. En un an, il triplera.

- La puérilité de 4 à 7 ans. L'acquis socio-culturel s'impose.

- de 7 à 10 ans (jusqu'à 18 x 9 mois).

- La puberté est une phase qui met 1 à 2 ans (approximativement 3 x 9 mois). Elle consiste dans certaines modifications pubertaires morphologiques. Les Noirs d'Afrique sont les plus précoces, les Blancs européens les plus tardifs.

- L'adolescence couvre la période allant de 12 à 14 ans. Elle se caractérise par l'accroissement des caractères sexuels (pilosité, testicules, bourses…) et une croissance staturale. La maturité sexuelle de l'Homme est tardive.

- de 14 à 21 ans (soit 27 x 9 mois). La jeunesse, l'âge de l'apprentissage de l'autonomie et de la responsabilité sociale.

- et de 21 à 28 ans (soit 30 x 9 mois), l'âge de décision, de fondation et d'épreuve. 

2)- L'équilibre mobile

- de 28 à 34 ans (soit 45 x 9 mois) l'âge du développement des potentialités et de confirmation de l'orientation prise (de preuve).

- de 34 à 41 ans (soit 54 x 9 mois), l'âge adulte de perfectionnement.

- de 41 à 48 ans (soit 63 x 9 mois), l'âge mature.

- de 48 à 54 ans (soit 72 x 9 mois), l'âge de pleine maturité.

- de 54 à 61 ans (soit 81 x 9 mois ), l'évolution de la maturité. 

3)- Le vieillissement

- de 61 à 68 ans (soit 90 x 9 mois),

- de 68 à 75 ans (soit 99 x 9 mois) l'âge des bilans.

- de 75 à 81 ans (soit 108 x 9 mois) le vieillissement s'accélère.

- de 81 à 88 ans (soit 117 x 9 mois)

- de 88 à 95 ans (soit 127 x 9 mois)

- de 95 à 102 ans (soit 136 x 9 mois)

- de 102 à 109 ans (soit 144 x 9 mois)

- de 109 à 144 ans... (?) 

Le cycle complet d'une vie humaine dans les conditions biosphériques et socioéconomiques actuelles de notre planète, est ainsi de 81ans en moyenne. En fait, le cycle devrait pouvoir être de 109 ans en moyenne (soit de 144 x 9 mois). La figure 205 exprime le cycle complet moyen du biotype humain dans les conditions actuelles. La figure 206 schématise les différentes phases générales (septenaires) du cycle.

D'autres cycles soutiennent la vie organismique d'un individu. Ce sont les cycles da maturation des fonctions métaboliques de relation et de nutrition, qui ont leur origine, comme tous les autres cycles, dans les cycles de développement de l'embryon. Les chercheurs novaliens devront s'intéresser à les définir.

 XIV - 2 - C - La sénescence entropique

(Se reporter au dernier chapitre de la précédente Communication). Le vieillissement est inévitable. Il se caractérise par la baisse du potentiel énergétique. Et le passage d'une structure en équilibre à une structure dissipative, une désorganisation. Les longévités sont variables. Le vieillissement s'opère à des vitesses différentes selon les espèces, et différemment au sein d'une même espèce. Lorsque les réserves sont épuisées dans l'organisme, celui-ci accroît sa dépendance au milieu ambiant nourritiel. La sénescence présente différents signes tels que :

- Une diminution de l'activité fonctionnelle des cellules spécialisées et qui ne se divisent pas (comme les cellules nerveuses et les hématies) ;

- une réduction du pouvoir de synthèse par altération des processus de transmission des messages génétiques... donc une diminution de la faculté d'adaptation.

- une dégradation du collagène, protéine structurale qui forme les 40% des protéines du corps. La collagène forme le treillis lâche ou dense qui cimente les différents organes. Avec l'âge, elle perd sa souplesse en ne jetant plus de ponts entre les chaînes formant le treillis.

- Une limitation de la division cellulaire (programmée génétiquement). Le cœur pulse jusqu'à l'épuisement de ses ressources.

- L'atrophie générale affecte tous les organes. La décalcification rend fragile le tissu osseux. Le tissu musculaire se fatigue rapidement. Les organes perdent leur souplesse. Les organes des sens perdent leur acuité. Les centres nerveux s'altèrent par suite de la réduction de l'oxygénation de l'encéphale, d'où la confusion mentale, les pertes de mémoire (la non-reconnaissance de relations), la réduction de l'attention et de la vigilance. Les modifications coordonnées psycho-somatiques rendent l'individu impulsif, méfiant, têtu, versatile... L'organisme se dessèche. Par l'accumulation des déchets, l'organisme subit l'usure d'une intoxication progressive. Les tissus, les cellules, les molécules, les atomes perdent progressivement le contact les uns avec les autres.

Les causes principales d'une sénescence prématurée sont une alimentation trop riche, la paresse subséquente et le manque d'un but. Cette absence de but se caractérise par un nihilisme qui se répercute dans les fonctions métaboliques. L'hygiène physique, sexuelle et intellectuelle, par le maintien de l'activité musculaire et neuronale et l'élimination des déchets toxiques, ainsi qu'un sommeil équilibré, stimulent l'organisme et retardent la sénescence. Chaque homme ou femme devrait pouvoir vivre au moins 109 ans.

La mort. Chaque organisme porte en lui-même le secret de sa propre mort La mort est une régulation indispensable. Mais elle n'est pas une fin absolue, comme le proclament les nihilistes inconscients de l'absurde de leur propos. La mort n'est pas une fin absolue comme la naissance n'est pas un commencement réel. On ne peut commencer ou cesser d'être. Seuls se remplacent perpétuellement les formes nodulaires dans le devenir universel. La mort est un passage. Tout est transition d'un plan à un autre, d'un événement à un autre... L'univers est un mouvement de continuelle et incessante régénération.


 XIV - 3 - LES RYTHMES BIOLOGIQUES

 XIV - 3 - A - Les périodicités chrono-spatiales biologiques

Les organes sont des systèmes rythmiques plus ou moins autonomes. Chaque cellule, chaque tissu, chaque organe, chaque organisme possède ses propres caractéristiques pulsatoires, une rythmicité spécifique... Toutes les fonctions comme tous les organes obéissent à des périodicités chrono-spatiales précises : rythmes bi-circadiens (alternance régulière jour/nuit), circadiens (24 h.), marégénaires, saisonniers, annuels... Autrement dit, les énergies ne circulent pas, et les nœuds de rencontre ne réagissent pas de façon constante, mais selon l'heure, le lieu, les saisons... Et les rythmes endogènes sont synchronisés aux rythmes exogènes, c'est-à-dire suivent la périodicité des facteurs du milieu : Champs de pression, température, humidité, circulation des courants GM, etc.

Les pics d'activité se situent à des moments précis suivant chaque organe et chaque fonction. Pour les espèces diurnes, ces pics se situent au début de la nuit et juste avant l'aube. Suivant les espèces, les saisons de reproduction ont lieu à dates bien précises de l'année. L'Homme également, bien qu'il n'y ait pas chez lui de saisons de reproduction spécifique, est régi par des cycles sexuels précis, le cycle œstrien chez la femme, et, chez le mâle, un pouvoir fécondateur cyclisé suivant les saisons et exprimé par le volume variable de l'éjaculat, le nombre des spermatozoïdes, l'impulsion sexuelle, la fécondité (c'est-à-dire la vigueur des gamospermes).

Les réponses aux facteurs exogènes se font par des sécrétions hormonales régulatrices (par exemple la mélatonine, au niveau de l'épiphyse, sensible aux alternances jour/nuit). On vérifie les variabilités des réponses par les variations périodiques des taux de calcium ou de potassium, des concentrations hormonales, de la température du corps...

Au printemps, les oiseaux chantent. Vers le milieu de la journée et durant toute la nuit, tous les animaux diurnes ont un long moment de repos, un temps d'arrêt, une pause... Dans les lacs, mers, océans, les poissons migrent, la nuit, vers la surface, et vers le fond, le jour.

Chez l'Homme, différents cycles fondent l'auto-rythmicité. Chaque 7 minutes, un cycle réactionnel complet s'organise au niveau de la circulation sanguine. Les cycles septénaire de 7 heures voient la complète régénération cellulaire, en liaison avec les rythmes du sommeil et des rêves... Les cycles de 7 jours, avec l'extension maximale du cycle de 28 jours, règlent la circulation neuro-endocrinienne et la sexualité, soit les programmes d'activité, de repos et d'isolement nécessaire. Les cycles de 7 mois voient un retour périodique des susceptibilités physiologiques. Les cycles nonaires de 9 mois renouvellent l'individu. Les cycles de 7 années (ou 9 x 9 mois) ponctuent la vie de l'organisme d'autant de bouleversements et de mues. L'ensemble organismique subit sa maturation au moment décidé, codé par les gènes.

En effet, les cycles réactionnels sont initiés dès le passage de seuils bioénergétiques, décidés par l'accord des énergies VFP définissant le biotype concerné avec les énergies ambiantes. C'est cet accord qui commande la mutuelle réactivité des complexes enzymatiques, accélère ou ralentit le déroulement des sécrétions endocrines, en détourne ou en inhibe les fonctions... Au départ de toute la période, une avalanche réactionnelle, sous l'influence d'une stimulation physio-somatique hormonale précise, induisant une synthèse protéique correspondante, affecte l'ordre d'activation constructionnelle, avec des blocages différentiels des séquences de la programmation génique, et spécifie la direction et la vitesse de croissance, en surveillant rigoureusement le déroulement complet du cycle jusqu'à l'émergence finale à un cycle ultérieur sur la voie du devenir.

Les paramètres de régulation sont le Soleil, les champs GM et les périodes d'éclairement... Ces paramètres varient en fonction du lieu. Par exemple une plante, l'erica cinerea, une espèce de bruyère hermaphrodite, se développe en Norvège au niveau de la mer, à 800 m dans les Cévennes, et à plus de 1500 m au Portugal. En cas d'absence de la lumière solaire (soit une vie sous terre), la période du cycle biologique s'allonge, pouvant atteindre 48 h au lieu de 24 h (périodes connues notamment par les spéléologues).

Ce conditionnement bioénergétique mobile, variable, par les multiples mécanismes de combinaison, affecte l'organisme par une orientation indépendante des volitions rationnelles. Il agit sur l'organisme et sur tout ce qui vit sur la Terre, particulièrement par l'intermédiaire de l'eau (3/5ème du poids de l'organisme) en modifiant ses structures de groupement et ses orientations moléculaires... (Cf VIII-9)

 XIV - 3 - B - Les rythmes et leurs influences

L'Homme est un réactif très sensible. Il ressent toute modification des champs écologiques. Chaque individu répond aux différentes sollicitations avec plus ou moins d'intensité suivant la nature de sa VFP et de ses capacités réactionnelles. Il exprime sa réponse par des symptômes qui varient suivant l'efficacité de l'impact. Certains champs ont, pour certains biotypes, une action quasi-nulle. 

1)- Les rythmes d'activité solaire exprimés par les éruptions chromosphériques undecennales (onze ans), influencent directement l'intensité des champs GM, la fréquence des orages magnétiques, les sécheresses, etc. Les aurores boréales et le nombre des icebergs sont également des phénomènes qui peuvent être reliés indirectement à l'activité des taches solaires.

Aux maxima de l'activité solaire, correspondent des récoltes excellentes, et des perturbations atmosphériques, telles que une hausse de température, des tempêtes (des cyclones), des incendies... Les ondes courtes s'évanouissent. Les ondes longues se renforcent. A ces époques, se remarque une recrudescence des états pathologiques psycho-somatiques. Les fièvres en hausse provoquent des tensions, des crises de violence sociale, des démences, des paroxysmes épidémiques, des déchaînements morbides, des crises de douleurs, des morts subites. La volonté et la résistance s'atténuent. Aux minima, correspondent des mauvaises récoltes, une vague de froid avec des orages, des tremblements de terre et des éruptions volcaniques (compensatoires). 

2)- Les rythmes lunaires de 28 jours sont couplés aux rythmes solaires, tout en gardant leurs effets propres sur l'eau des mers (marées) et des organismes végétaux, animaux ou humains, sur le géomagnétisme terrestre, sur les rythmes météorologiques...

A chaque période lunaire correspondent des effets différents. Du 1er quartier à la pleine Lune, on observe l'augmentation de la fréquence de certaines crises fébriles. L'Homme hypersensibilisé à la Lune souffre au moment de la pleine Lune d'états confusionnels, de céphalées, de migraines, d'agitation... Les arbres, cyclisés comme tout organisme, se renouvellent tous les 28 jours à l'époque de la pleine Lune. S'ils sont abattus à une heure précise de la pleine Lune, ils ne sont plus sujets au pourrissement et aux attaques des insectes... Au coucher de la Lune, on observe une croissance importante des racines végétales...

Le rythme de reproduction ovulaire est adapté au rythme lunaire. Chez la femme, la première menstruation a lieu au moment où la Lune se trouve au même degré du zodiaque qu'à la naissance. Et les menstrues se reproduiraient mensuellement dans les mêmes conditions. C'est que la Lune influe directement sur les fuseaux énergétiques de l'organisme, par la variation du potentiel électrique en particulier, à laquelle tous les systèmes nerveux, endocriniens et circulatoires sont appelés à répondre. 

3)- Les rythmes solunaires influencent directement les rythmes géologiques de température avec ses variations quotidiennes et saisonnières, de pression (la marée barométrique), d'humidité, de chutes de pluies, du débit des cours d'eau (avec une alternance de crues et de décrues), de marées, de la dilatation et de la contraction de l'écorce, du volcanisme (avec une alternance paroxystique et de repos), du jaillissement pulsé des sources thermales et des geysers.

L'augmentation de la température provoque la paresse et une baisse de résistance aux infections. La froidure rend alerte et plus habile. Les fluctuations barométriques influencent l'appareil circulatoire par la modification du potentiel hydrogène, le système endocrinien, l'appareil digestif, l'excitabilité nerveuse et la puissance génésique. Toute dépression provoque des troubles chez les hypertendus, des crises d'asthmes, des douleurs rhumatismales, une exigence sexuelle accrue particulièrement chez les femmes. Le vent chaud provoque des irritations comportementales, des insomnies, des intolérances alimentaires... 

4)- Le champ GM influence les organismes suivant leur orientation et leur localisation. Une orientation Nord/Sud du corps présente le minimum d'activité réactionnelle cellulaire et favorise la détente. 

5)- Le champ électrique de l'atmosphère en liaison avec le champ GM, est variable. La Terre se comportant comme un conducteur négatif et l'atmosphère étant positivement chargée, la différence de potentiel sol/air varie rythmiquement selon des périodicités quotidiennes et saisonnières. Quotidiennement, vers 4 h, on observe un minimum d'intensité du champ électrique et vers 16 h un maxima, double du minima.

En hiver, l'intensité moyenne est plus grande qu'en été. Les organismes présentent une résistance différentielle suivant le champ positif, négatif ou nul, auquel ils sont adaptés. En champ positif, les hommes, les chiens, les chats, les poules, les canards, le persil, les radis, les bruyères, sont résistants. En champ négatifs, les mousses. En champ nul, les lapins, les fougères, les genêts... Si un organisme se transplante d'un champ à un autre, il perd sa résistance et sa fécondité... 

6)- Les rythmes saisonniers s'expriment par les activités saisonnières de reproduction, les migrations (des bisons, hirondelles, cigognes, harengs, morues, thons, anguilles, saumons - vers les eaux douces -, les insectes comme les criquets, etc.), le sommeil hivernal par engourdissement des fonctions et qui n'a aucun rapport direct avec le froid (le nombre des battements du cœur de l'escargot varie de 26 à 6 par minute, au moment du déclenchement de la saison, quelles que soient les conditions expérimentales du milieu), le renouvellement du pelage et des fourrures et le changement de coloration... 

7)- Les rythmes circadiens universels (la chronobiologie) s'expriment par les activités de veille et de sommeil, leur durée, les variations des réflexes, de la tension, de la respiration, des sécrétions endocrines, de la courbe thermique, du potentiel pH, etc. Les plantes ont une activité de croissance maximale peu après le lever du Soleil et minimale peu après le coucher. La période de veille de l'écrevisse dure 7h30, celle de l'escargot 10 h, celle du ver de Terre 13 h. L'écrevisse, l'escargot, la blatte, la souris, le rat et l'araignée sont actifs la nuit. L'araignée tisse sa toile entre minuit et 4 h. La couleuvre a une activité maximale entre 13 et 14 h.

Le sommeil est une caractéristique comportementale basique de tous les vivants organismiques. Le sommeil est une période de repos complet entre deux pics de vigilance et d'activité. Les végétaux et les animaux sont régulés dans leur rythme de veille et de sommeil selon un horaire précis propre à chaque espèce. L'Homme doit s'assurer au moins le tiers de sa journée de 24 h pour le repos (soit 8 h), les deux autres tiers à des activités constructionnelles. La tension de l'organisme humain s'abaisse dès le début du sommeil. Le minimum tensoriel est observé entre 23 et 24 h et au réveil; le maximum entre 11 et 12 h et entre 18 et 19 h. La sudation est plus importante durant le sommeil qu'à l'état de veille, tandis que les sécrétions salivaires sont diminuées. La respiration est bruyante et profonde au début du sommeil. La ventilation diurne diminue progressivement. Le creux d'activité respiratoire se situe entre 3 et 5 h du matin, juste avant l'aube. Le maximum d'activité de la glande thyroïde se situe entre 2 et 4 h. Les sécrétions du foie sont maximales entre 1 et 3 h. Le pic d'activité circadien des reins se situe entre 17 et 19 h, et le pic saisonnier, entre novembre et février. Le pic d'activité du cœur se situe vers midi et en plein été ; son minimum d'activité à minuit et en hiver. Les accidents vasculaires cérébraux ont lieu souvent vers 18 h, les accidents coronaires et cardiaques vers 20 h, les accidents pulmonaires à l'aube en été. Ci-dessous le tableau des sensibilités circadiennes. (Figure 207). 

La courbe thermique normale de l'organisme varie généralement d'un minima de 36°7 à un maxima de 37°5, comme suit : 0h = 37°C, 2h = 36°C, 4 à 6h30 = 36.7°C, 8h = 36.8°C, 10h = 37°C, 12h = 37.3°C, 14 à 16h = 37.4°C, 17 à 19h = 37.5°C (maximum), 20 à 21h = 37.4°C, 22h = 37.3°C, 23h = 37.2°C. 

8)- Ainsi les rythmes fonctionnels cardio-pulmonaire, sexuel, psychologiques (moments d'exaltation et de dépression), courants électriques cérébraux, etc. sont-ils réglés étroitement aux rythmes de l'environnement énergétique. 

9)- Les rythmes morphologiques (développant le phénotype), quant à eux, dépendent principalement du génotype, à partir de la fécondation de l'œuf. La germination cellulaire se développe suivant certains axes définis, propres à l'espèce. L'avenir du phénotype est tout tracé. Du projet d'avenir construit par le génotype dépend son développement orienté, son rythme de développement, les principales caractéristiques de son architecture... Dès la 3ème génération, les cellules s'agencent en spirales, comme nous l'avons déjà vu, pour former les tissus. Sur les végétaux, la ligne hélicoïdale s'exprime par la disposition spiralée des racines, des branches, des feuilles... Les cycles d'insertion des feuilles isolées ou des bourgeons règlent un espacement continu, par intervalles réguliers, suivant une disposition en hélice unique. Chez les animaux, les rythmes morphologiques s'expriment par la structure cutanée et sa pigmentation, par la disposition des poils, des dents, des ongles, des écailles, des plumes, par leur couleur... 

10)- Quant aux rythmes génétiques héréditaires, ils suivent les aléas des conjonctions chromosomiques... Pour autant, le hasard des combinaisons au départ orientera et déterminera le développement de chaque architecture individuelle en suivant l'ordre précis des nécessités organiques. Base qui soutiendra la personnalité à venir, stimulera ses facultés d'acquisition, bridera ou assurera son rayonnement.


 XIV - 4 - L'ÊTRE HUMAIN

Conclusion : Synthèse et ouverture 


XIV - 4 - A - Fondements de la spécificité bio-psycho-sociologigue de l'Homme 

En quoi l'Homme diffère-t-il de l'animal ? Physiologiquement, ils sont à peine différents. Et pourtant... L'animal est régi par des impulsions contraignantes qui le lient intégralement à un milieu géographique précis, contribuant ainsi à l'équilibre du système écologique de ce lieu. Son comportement situationnel est dicté par les instincts stéréotypés de l'espèce, gouvernés par l'attraction impérieuse qu'exerce la satisfaction immédiate de leurs besoins. L'animal évite la variété. Son langage est également stéréotypé. L'animal ne se pose pas de questions. Il est là, satisfait de sa condition d'être...

L'Homme se différencie de l'animal certes par sa spécificité somatique due à l'infime différence dans le nombre et l'agencement des chromosomes (46 au lieu de 48 pour le chimpanzé). Cette spécificité somatique s'exprime essentiellement par certains caractères morphologiques spécifiques à l'Homme : l'orthognathisme, la quasi absence de pelage, la chevelure, la forme du pavillon de l'oreille (forme fœtale), la structure de la main et du pied, la forme du bassin, l'orientation ventrale de l'ouverture génitale chez la femme, la dentition, les sutures crâniennes... Mais cette infime différence somatique n'exprime pas à elle seule toutes les caractéristiques de l'humain.

L'Homme et le chimpanzé, vertébrés de la classe des mammifères, ont une même structure physiologique. Leurs cerveaux avec leurs propriétés de perception, de traitement analytique, d'apprentissage, de mémoire, de décision, de réactions motrices et d'orientation, et de communication (dans ses schèmes primaires), ne diffèrent pas fondamentalement. Les mécanismes neurologiques sont identiques. La transmission des informations se fait par des relais sensoriels et moteurs identiques. Les centres neurovégétatifs contrôlant la rythmicité cardio-pulmonaire, la tension, les fonctions de nutrition et de reproduction sont identiques. Un mécanisme identique de coordination nerveuse et endocrinienne contrôle l'attention, la veille et le sommeil. Les hémisphères cérébraux, dans leur bi-partition, sont identiques, les praxies répondant à des régions spécifiques du cortex cérébral. L'activité électrique en état d'alerte ou de repos, prouvée par un même schéma électro-encéphalographique, est identique. Seules les ramifications dendritiques sont plus nombreuses chez l'Homme, c'est-à-dire les interconnexions sont bien plus complexes au niveau neuronique. Mais cette complexité céphalique n'explique pas à elle seule la prééminence de l'Homme. Comme le poids du cerveau n'est pas lié au poids du corps, et encore moins à l'intelligence, ce n'est pas le cerveau physiologique qui caractérise l'Homme. L'intelligence d'une espèce n'est pas exclusivement le produit du cerveau.

C'est que l'Homme se définit par la culture. Celle-ci est déterminée par l'activité humaine exploratoire et explicatoire. L'intelligence conscientielle acquise est le fondement bio-psycho-sociologique (acquis sur la base de l'inné) de la spécificité de la personne humaine.

 XIV - 4 - B - L'Homme-culturel : de la jungle au jardin 

L'Homme se différencie de l'animal, d'abord par sa posture verticale. Debout, sa verticalité découvre les organes génitaux et leur sens. Par l'identification de soi-même, la reconnaissance de soi comme individualité affirmée, l'Homme voit et se voit. L'Homme se regarde à travers tous ses sens, toute sa conscience d'être, témoin du monde qui se réfléchit en lui, par lui, et sur lequel il agit. Devant un miroir, l'Homme seul reconnaît son image, les autres animaux croient voir un congénère (à part peut-être le chimpanzé et certains mammifères…).

Pratiquement inexistante chez l'animal après l'accouplement où la femelle seule s'occupe de protéger sa progéniture, la fonction paternative (mâle) est assurée par l'Homme. Par cette fonction paternative, le processus civilisateur s'est trouvé enclenché.

L'Homme se distingue par sa faculté d'anticipation. Par sa capacité prospective de programmer ses actions, avec, pour conséquence, de surseoir à la satisfaction de ses désirs, de tolérer des délais. Sa capacité de pré-voyance le fit inventer des méthodes spécifiques (outils, agriculture, domestication tribale du bétail) qui lui permettront de produire sa subsistance, au lieu de simplement consommer ce qu'il trouve, autrement dit de chercher à satisfaire un besoin futur par un approvisionnement effectif, et non plus simplement un besoin immédiat. Cela est lié au développement de la conscience groupale, communautaire.

L'Homme se définit également par la faculté explicatoire, la recherche des sens et des racines de toutes les choses qui l'entourent et qui déterminent les seuils de sa liberté et de sa maîtrise de son environnement.

L'Homme enfin se caractérise par la spécialisation individuelle, par la maîtrise de métiers spécifiques ou la conquête de l'art. Toute transformation sociale dans la voie de la complexité implique une interdépendance et une coopération croissante c'est-à-dire une organisation du travail coopératif pour assurer l'existence groupale, suivant les schèmes trouvés par la faculté explicatoire. Autrement dit, l'Homme applique ses connaissances acquises à l'organisation sociale. Et la voie organisatrice techno-sociétaire-unitaire se présente dès lors comme l'aboutissement des connaissances humaines sur la structure universelle de la réalité, et l'application de cette structure naturéelle à l'organisme social humain planétaire.

Précisons ce qui définit la culture. La vie en communauté d'abord; l'animation sociale fondée sur des idéaux collectifs basés sur la compréhension du monde, puis sur les règles de l'anticipation fonctionnelle, déterminant arts et métiers, fonctions constructionnelles précises, à l'image des cellules dans le corps. Les relations d'échange et de communication symbolique créent tout un investissement dans une structure édifiée en vue de conjurer l'incertitude, l'angoisse, de rechercher la sécurité relative et le plaisir et d'éviter les souffrances collectives aussi bien qu'individuelles. Nous avons nommé la civilisation. Passage de la jungle au jardin.

L'Homme se caractérise particulièrement par un désir de compréhension qui oriente son existence. Il possède la faculté de poser des questions (pourquoi ? comment ?) et de trouver des réponses, de plus en plus complexes, d'élever sa compréhension et de développer sa maîtrise technologique. Rien dans les structures physiologiques cervicales n'explique cette faculté culturelle explicatoire et technicienne.

Lorsqu'il naît, l'Homme est plus nu que la nudité et sans défense. Il doit tout apprendre, comprendre et expliquer. Le veau, en 5 minutes, se lève, marche et se nourrit instinctivement à sa mère. L'enfant de l'Homme met un an pour apprendre à marcher, à se nourrir, à communiquer. Passé le cap de trois ans, l'enfant, initialement démuni de tout, progresse rapidement sur la voie de la verticalité. Il apprend vite, par paliers d'intégrations culturelles, et se sert de ce qu'il a appris. Il identifie les relations entre les symboles, les structures, les technologies mises à sa disposition. Ses percepts deviennent concepts. Il comprend et communique par différents processus translationnels (décrit) ses expériences et sa compréhension. Par l'exercice du langage, instrumentation logique de compréhension intellectuelle et de communication, il accroît ses capacités de découverte et d'explication du monde. L'Homme passe de l'état animal à l'état d'animan.

 XIV - 4 - C - De l'animal à l'animan : L'Homme-poète et l'Homme artiste 

L'Homme est poète et artiste. Son exigence de compréhension par l'observation critique le pousse à utiliser ses facultés de vision imaginative prospective, à inventer sans cesse de nouveaux outils. Son travail est créatif. Et il échange les produits de son travail contre les produits du travail de ses semblables, outils fonctionnels ou simplement poétiques, sans d'autre finalité que la poésie, la beauté des formes, l'art de l'harmonie. Le plaisir esthétique exprime la plus haute conscience de soi. L'Homme artiste est lucide. Et parce que lucide, plein d'humour, d'ironie, de cette faculté de dérision unique qui nous distingue de toutes les autres espèces...

L'Homme-culturel s'observe debout, se critique avec humour et se réinvente. Il ressent l'intensité de la finalité universelle par sa propre finalité. Il s'invente projet et se déploie jet culturel, sa preuve qui le sublime à ses yeux et aux yeux des autres, et aux yeux multiples de l'Histoire. L'Homme est qualificateur existentiel. Il porte témoignage de son intelligence de toute la naturéalité. L'animal passe. L'Homme imprime la geste de son passage. L'Homme recrée son environnement, à l'image de sa compréhension du monde. (Si la société actuelle ruine son environnement, c'est que le sens - structure et finalité - de la réalité lui échappe et qu'elle se saborde dans la régression suicidaire nihiliste.)

Le comportement de l'Homme prouve une exigence éthique découlant de sa faculté de discernement et de choix. L'Homme s'oriente, s'engage sur des voies intenses différentielles. Preuve d'une ferme volonté de présence constructionnelle, il cherche à mieux s'intégrer dans le dynamisme universel. Et lorsqu'il aime, ce n'est pas seulement pour se reproduire, mais pour s'augmenter de son complément nécessaire, s'élever, élever l'autre dans une rencontre existentielle qui renouvelle l'univers, en expérimentant intégralement son être et toutes ses possibilités d'être. Car être, pour l'Homme, c'est être lien. C'est être un. C'est témoigner de sa présence d'architecte de son destin. C'est parce que s'est relâchée cette exigence éthique, que la société actuelle risque de se désorganiser, dans une voie cancérigène entropique, malgré toutes les créations et prouesses technologiques qui ont démultiplié les possibilités de connaissance et de maîtrise de chacun.

L'être humain est un instant de l'univers. Comme tout nœud bioénergétique, l'Homme culturel est support et relais. Support d'une expression bioénergétique particulière et relais sur la voie évolutionnaire des organismes. L'être humain commence toujours. Son âge renouvelé déroule l'intégrale de ses possibilités.

L'univers est en l'Homme, par l'Homme, comme en/par tout existant. L'Homme participe, comme co-ouvrier, à la structure universelle de vie, comme une cellule constitue et participe à la vie d'un ensemble organique... Et qui oserait dire qu'une seule cellule est inutile à son corps ?


POSTFACE 

Notre but est d'ouvrir à toutes les clartés. Et d'élever le sens de la relation individuelle et collective au monde.

Nous avons sans cesse précisé notre pensée unitaire et notre modèle quantique par des thèses solidement étayées, par l'épreuve concrète rigoureuse impartiale d'un regard de portée pluridisciplinaire. Et si nous avons conduit le lecteur-chercheur dans les voies les plus diverses, c'est afin qu'il reconnaisse, mené par une logique dialectique autant que déductive et inductive, sous la diversité complexe des apparences, l'unité de structure du « Tout-Être », la solidarité organismique de tous ses composants énergétiques, et qu'il découvre dans le particulier, l'universel, l'équation intégrale, la phrase unique continue...

Dépasser ainsi les croyances - qui sont souvent l'acceptation de thèses invérifiables ou simplistes, à la dérive de l'intelligence relationnelle et explicative du monde. La reconnaissance de la naturéalité est complexe et exige un investissement logique et cohérent dans la recherche de réponses de plus en plus précises, construisant un modèle architectural théorique cohérent. Si nous avons demandé au lecteur de nous lire avec une attention sans relâche, c'est que nous estimons son intelligence (en surestimant parfois sa patience). Nous avons livré à l'usage de nos contemporains une somme de connaissances, résultat de nos réflexions et de notre expérience de la réalité, traduit par une modélisation quantique théorique que nous avons essayé de simplifier malgré sa complexité. Notre objectif est que les lecteurs chercheurs soient amenés à utiliser cette base afin d'allumer, à leur tour, la flamme prométhéenne...

Toute approche est médiate. La difficulté éprouvée dans le choix des expressions a été très grande. Nous avons voulu être au plus près de la réalité de la terminologie usitée. Au lecteur attentif de dépasser la chosification, pour que l'on puisse ensemble s'accorder, non plus sur les mots, source invariable de malentendus, mais sur les faits.

Il faut reconnaître ici l'apport de tous ceux qui nous ont précédé ou accompagné dans l'investigation du réel. L'internet, ses moteurs de recherche, Google, Wikipédia l'encyclopédie libre en ligne, en général bien documentée, malgré parfois quelques lacunes, les dictionnaires en ligne, les sites spécialisés, etc. nous ont constamment aidés à vérifier sans cesse la validité de notre modèle théorique, de nos sources, de la terminologie usitée, ainsi qu'à valider les lignes principales de notre recherche. 
                                                                                                                                 

Quelques LIENS pour aller plus loin






et leurs infinies ramifications d'une richesse exceptionnelle.
                                                                                                                                  

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